Des lueurs d’espoir pour les Roms, même si le chemin reste long
OLJ /
le 12 septembre 2012 à 01h00
À petits pas, la situation des Roms de Roumanie progresse, souvent grâce à des projets portés par des ONG et une élite rom qui émerge, mais selon des spécialistes, pour briser le cercle vicieux de la pauvreté, un engagement politique fort sur le long terme est nécessaire. La Roumanie, un des deux pays les plus pauvres de l’Union européenne, compte 620 000 Roms selon le recensement, plus de deux millions, selon les ONG, certains étant assimilés, d’autres craignant de se déclarer par peur de discriminations. « Près de 500 ans d’esclavage ont eu une influence énorme sur l’absence d’égalité des chances », les Roms n’ayant été affranchis qu’en 1856, a souvent souligné Magda Matache, une des figures de cette « élite » engagée. Mais des signes de changement des mentalités apparaissent, indique Mircea Toma, directeur de l’ONG Active Watch, en citant un sondage de 2011 où 43 % des personnes interrogées se disaient prêtes à accepter un Rom dans leur famille contre 23 % en 2002. De plus, les Roms subissent de plein fouet la pauvreté avec un taux de chômage estimé à près de 50 %. Une partie d’entre eux, comme des centaines de milliers de Roumains non roms, émigrent pour des raisons économiques. Pour lutter contre le cercle vicieux de la pauvreté, l’éducation est un défi-clé. L’État a donc réservé un millier de places dans les universités, démarche louée par les ONG. Le nombre d’enfants roms inscrits à l’école a plus que doublé entre 1990 et 2008 notamment grâce aux 852 médiateurs scolaires roms. Mais l’abandon reste élevé entre manque d’argent, faible qualité de certaines écoles ou décalage des élèves par rapport à leurs camarades de familles plus favorisées. Par ailleurs, deux ministres français, dont celui de l’Intérieur Manuel Valls, viennent aujourd’hui à Bucarest pour traiter le problème « à la source ». La France « ne peut pas accueillir toute la misère du monde et de l’Europe », a affirmé hier à propos du dossier Roms M. Valls. La France « prend sa part en matière d’asile, en matière d’insertion, mais le message est clair : c’est la fermeté », a-t-il ajouté. La population des Roms en France est estimée à environ 15 000 par les associations. (Source : AFP)
À petits pas, la situation des Roms de Roumanie progresse, souvent grâce à des projets portés par des ONG et une élite rom qui émerge, mais selon des spécialistes, pour briser le cercle vicieux de la pauvreté, un engagement politique fort sur le long terme est nécessaire. La Roumanie, un des deux pays les plus pauvres de l’Union européenne, compte 620 000 Roms selon le recensement, plus de deux millions, selon les ONG, certains étant assimilés, d’autres craignant de se déclarer par peur de discriminations.« Près de 500 ans d’esclavage ont eu une influence énorme sur l’absence d’égalité des chances », les Roms n’ayant été affranchis qu’en 1856, a souvent souligné Magda Matache, une des figures de cette « élite » engagée. Mais des signes de changement des mentalités apparaissent, indique Mircea...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.