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Culture - Exposition

Les pinceaux trempés dans la vie

Angelika von Schwedes expose au Beirut Exhibition Center une série d’huiles hautes en couleur qui témoignent du parcours de cette artiste berlinoise et de vingt ans consacrés à la peinture. Jusqu’au 14 octobre.

Des corps alanguis sur fond d’un paysage abstrait.  Photo Michel Sayegh

Colette KHALAF

 

Elle dit toujours appréhender le regard que porteront les autres sur ses œuvres, car de son studio à Berlin où elle travaille dans une quasi-solitude, au large espace blanc du BEC, Angelika von Schwedes s’expose et on a l’impression que c’est toute une vie qui se déroule. Une vie consacrée à la peinture, après des études de beaux-arts.
En effet, après avoir été fortement inspirée par ses professeurs expressionnistes dans le cadre d’un cursus très académique, von Schwedes prend son envol et marque son travail d’une empreinte particulière. D’ailleurs, chaque toile porte comme un poinçon en guise de signature.

Pas abstrait du tout...
«Le thème de mon travail est celui de la vie, dit l’artiste à la sensibilité à fleur de peau. La mort, les étapes de la vie et surtout l’amour, précise-t-elle. C’est lui qui régit tous les rapports humains.» Certes, les tourments et questionnements de la génération allemande sont présents dans ses peintures, mais son travail va au-delà pour atteindre une dimension humaine sans frontières ni appartenance.
Sur la toile, des hachures, des éclats de couleurs, une gamme de teintes à l’infini, mais à observer de plus près et à y pénétrer, on peut discerner les corps étendus de deux amants sur un tapis d’herbe, des silhouettes alanguies ou même encore un homme crucifié. Ce n’est certainement pas un monde abstrait que représente l’artiste berlinoise, mais bien réel. «Il suffit de savoir manipuler les couleurs, les malaxer pour leur donner une signification autre», dit-elle. Et d’ajouter: «Je suis très attachée aux valeurs humaines, mais aussi aux bases académiques que j’ai reçues. C’est ce qui m’a permis de prendre par la suite une liberté d’interprétation. Mais n’allez pas croire que c’est mon côté germanique», dit-elle en riant. Si on retrouve certains symboles bibliques, l’artiste précisera qu’elle ne voulait pas uniquement évoquer le christianisme, mais bien toutes ces histoires qui parcourent l’humanité.
Sombres ou lumineuses, sur papiers ou sur toiles, les œuvres d’Angelika von Schwedes sont toutes empreintes de profondeur et d’une simplicité toute naturelle.

Colette KHALAF
 
Elle dit toujours appréhender le regard que porteront les autres sur ses œuvres, car de son studio à Berlin où elle travaille dans une quasi-solitude, au large espace blanc du BEC, Angelika von Schwedes s’expose et on a l’impression que c’est toute une vie qui se déroule. Une vie consacrée à la peinture, après des études de beaux-arts. En effet, après avoir été fortement inspirée par ses professeurs expressionnistes dans le cadre d’un cursus très académique, von Schwedes prend son envol et marque son travail d’une empreinte particulière. D’ailleurs, chaque toile porte comme un poinçon en guise de signature. Pas abstrait du tout...«Le thème de mon travail est celui de la vie, dit l’artiste à la sensibilité à fleur de peau. La mort, les étapes de la vie et surtout l’amour,...
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