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Moyen Orient et Monde - Révolte

Attentat meurtrier à Jaramana

À Alep, les raids meurtriers se poursuivent ; au moins 235 morts hier ; 10 000 réfugiés à la frontière turque.

Des avions de combat ont frappé Alep à l’aube, faisant plusieurs dizaines de victimes. Photo Youssef Boudlal/Reuters

Un attentat meurtrier a frappé hier une banlieue de Damas, déjà visée la semaine dernière par une attaque similaire, tandis que les violences se poursuivaient dans le reste du pays, faisant au moins 235 morts selon un bilan provisoire de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et des chaînes al-Jazira et al-Arabiya. À Jaramana, une banlieue du sud-est principalement chrétienne et druze, favorable au régime du président Bachar el-Assad, un attentat à la voiture piégée a fait au moins cinq morts et 27 blessés civils, selon l’OSDH. Selon l’agence officielle syrienne SANA, « une bombe collée à une voiture par un groupe terroriste a explosé dans le quartier al-Wahda dans la ville de Jaramana, blessant des femmes et des enfants ».
« Il y a une augmentation des attentats à la voiture piégée en Syrie », a ainsi déclaré Rami Abdel Rahman, directeur de l’OSDH, ajoutant que des comités populaires de défense se formaient dans les quartiers pro-Assad. « Cela veut dire que le régime a vraiment perdu le contrôle, puisqu’il n’a plus les moyens de défendre ses propres partisans », a-t-il ajouté.
Dans le nord du pays, des avions de combat ont frappé à l’aube sur Alep et sur la ville voisine d’al-Bab, où l’OSDH a évoqué un bilan d’au moins 18 morts, dix hommes, six femmes et deux enfants qui s’étaient réfugiés dans un immeuble. « Nous dormions à la maison quand la première bombe a explosé. J’ai couru vers la porte, et c’est là que j’ai été enseveli par la seconde explosion », a expliqué un homme couvert d’éclats d’obus, rencontré dans un dispensaire près d’Alep. « Ma mère, mon père, ma grand-mère et ma sœur ont été tués », a-t-il ajouté, les larmes aux yeux. Deux de ses frères étaient allongés à côté de lui, un adolescent et un bébé qui respirait à peine.
Pendant ce temps, six corps putréfiés gisaient sur une avenue de Seif el-Dawla, un quartier stratégique d’Alep dont la prise des hauteurs par l’armée après une rude bataille va faciliter la conquête de la ville selon des officiers sur place. « Ce fut très difficile, car les terroristes occupaient les deux centres commerciaux situés de chaque côté de la rue et pouvaient ainsi terrifier les alentours », assure le colonel qui accompagne les journalistes de l’AFP. Les deux centres commerciaux sont des tours de 10 étages dont il ne reste que la charpente, le revêtement ayant été pulvérisé.
Un commandant tient en main un cahier d’écolier récupéré dans un appartement autrefois occupé par les rebelles. Sur l’une des pages, figurent les tours des gardes et les heures de congé des combattants. Dans la première colonne, un surnom arabe est inscrit, comme « Abou Firas », sa nationalité et ses heures de « présence ». Selon ce document, la moitié sont des Libyens, des Turcs, des Tunisiens, des Tchétchènes et des Yéménites, et l’autre moitié est syrienne.
« La prise samedi des hauteurs de Seif el-Dawla est un tournant dans la bataille pour la libération d’Alep, et je pense que d’ici à deux jours, si Dieu le veut, tout le quartier sera entre nos mains », indique le chef des opérations militaires dans l’ouest de la ville. Et d’ajouter : « D’ici à dix jours, Alep sera purifiée. » Selon le général, les combats ont opposé dans l’ensemble de la ville quelque 3 000 soldats à 7 000 « terroristes », dont 2 000 ont été tués depuis le début des opérations à Alep.
Sur le plan humanitaire, quelque 10 000 réfugiés syriens sont bloqués depuis une semaine à la frontière turque, un afflux qui pourrait s’accélérer en raison des bombardements de l’aviation et de l’artillerie syriennes sur Azzaz, à 3 km de la frontière, ont rapporté des militants anti-Assad. « Nous n’avons pas arrêté de prendre les Syriens, mais les opérations sont ralenties en raison d’inquiétude quant à la sécurité », a reconnu un responsable de l’agence turque, chargée des situations d’urgence (AFAD). La Turquie abrite déjà plus de 80 000 Syriens, et le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) estime que ce chiffre pourrait atteindre un jour les 200 000.

(Sources : agences et rédaction)
Un attentat meurtrier a frappé hier une banlieue de Damas, déjà visée la semaine dernière par une attaque similaire, tandis que les violences se poursuivaient dans le reste du pays, faisant au moins 235 morts selon un bilan provisoire de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) et des chaînes al-Jazira et al-Arabiya. À Jaramana, une banlieue du sud-est principalement chrétienne et druze, favorable au régime du président Bachar el-Assad, un attentat à la voiture piégée a fait au moins cinq morts et 27 blessés civils, selon l’OSDH. Selon l’agence officielle syrienne SANA, « une bombe collée à une voiture par un groupe terroriste a explosé dans le quartier al-Wahda dans la ville de Jaramana, blessant des femmes et des enfants ».« Il y a une augmentation des attentats à la voiture piégée en...
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