Des stars absentes ou invisibles
Après avoir investi plus de 130 millions d’euros en transferts, Paris ne s’attendait sûrement pas à une entame aussi poussive de la part de ses stars. Mais hormis Ibrahimovic, auteur d’un doublé salvateur lors de l’entame contre Lorient (2-2) et déjà incontournable malgré une condition physique précaire, les autres vedettes parisiennes sont aux abonnés absents et n’ont intégré ni la nouvelle dimension du club ni l’obligation de résultat qui va avec. L’alchimie du trio d’attaque s’est évaporée et la concurrence féroce pèse sur certains joueurs. Remplaçant dimanche, Ménez a ainsi voulu jouer les héros après son entrée en s’enfermant dans des dribbles inutiles. L’Argentin Lavezzi, sans doute la seule recrue à s’adapter difficilement, a très vite disparu de la circulation après un mauvais tacle à Ajaccio (2 matches de suspension). Son compatriote Pastore est toujours aussi énigmatique et donne encore l’impression de ne pas être concerné par les évènements sur le terrain. Nenê, le meilleur Parisien la saison passée (21 buts, 11 passes décisives), a beau s’être fait une raison après avoir vainement réclamé une prolongation ou un départ, il n’est plus aussi saignant que par le passé.
Pas de répit
Le terme de crise serait exagéré après seulement trois rencontres disputées mais un sursaut rapide devient urgent pour ne pas transformer le sacre annoncé en un flop monumental. Le calendrier n’offre d’ailleurs aucun répit au PSG, qui se déplacera dimanche à Lille avant d’accueillir Toulouse à quelques jours des retrouvailles tant attendues avec la Ligue des champions. Paris va bénéficier d’ici là de l’incorporation progressive de Thiago Silva, débarqué avec l’étiquette de « meilleur défenseur du monde », et espère voir un Thiago Motta dans un autre état physique que celui, assez pathétique, affiché contre Bordeaux pour son premier match depuis sa blessure en finale de l’Euro 2012.
Pour le reste, l’effectif quatre étoiles du PSG offre différentes options à Ancelotti. Pastore, médiocre aussi bien dans la ligne d’attaque qu’au milieu, n’aura peut-être pas un crédit illimité tout comme Maxwell à gauche de la défense. À moins que l’Italien n’opère un changement tactique en abandonnant son sacro-saint milieu à trois.
(Source : AFP)


