L'otage koweïtien, Issam Nasser Houti, relâché à Baalbeck (Liban-est) le 27 août 2012, ici en compagnie de son épouse et de sa fille. REUTERS/Ahmed Shalha
Enlevé au cours du week-end dernier dans la Békaa, le ressortissant koweïtien, Issam Nasser Houti, a été libéré hier soir et remis à son ambassade, alors qu’on reste toujours sans nouvelles des deux otages turcs, enlevés au Liban.
Le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, a pris contact en soirée avec le chef du gouvernement, Nagib Mikati, pour l’informer de la relaxation de Houti, pendant que le président de la Chambre, Nabih Berry, appelait l’ambassadeur du Koweït, Abdel Aal Konahi, pour lui communiquer la nouvelle.
Aussitôt relâché, le Koweïtien a appelé M. Berry afin de le remercier pour les efforts qu’il a déployés pour obtenir sa libération.
Entre-temps à Brital, dans la Békaa, un membre du conseil exécutif d’Amal, Bassam Tleiss, tenait une conférence de presse pour exposer les conditions de la libération de Houti.
Si le rapt du ressortissant koweïtien a connu un dénouement heureux, ce n’est malheureusement toujours pas le cas des deux Turcs enlevés à Beyrouth en même temps que des Syriens, ou encore des Libanais kidnappés en Syrie.
Mais les contacts se poursuivent discrètement au plus haut niveau pour obtenir leur libération. Une délégation des familles des pèlerins libanais enlevés à Alep a tenu une réunion avec le directeur de la Sûreté générale, Abbas Ibrahim, et l’a chargé de la représenter, seul, dans le cadre des tractations engagées pour obtenir leur libération.
Cité par l’agence de presse turque Anatolie, le ravisseur des pèlerins libanais, Abou Ibrahim, a indiqué que la libération de Hussein Omar était un signe de bonne volonté et d’appréciation des positions « honorables » de la Turquie à l’égard de la révolution syrienne.
Toujours est-il que l’affaire des rapts et des contacts qu’ils ont induits est suivie de près par les autorités libanaises. Le comité ministériel de suivi a tenu hier une réunion pour évaluer les données relatives à cette affaire. Son président, le ministre du Travail, Sélim Jreissati, a indiqué plus tard à la presse que le ministre de l’Intérieur a fait état de « données positives concernant les Libanais enlevés en Syrie », tout en réaffirmant le maintien de « la politique du silence qui est suivie, dans la mesure où elle a démontré son efficacité », en allusion à l’élargissement de Hussein Omar.
En réponse à une question, M. Jreissati a démenti les informations selon lesquelles la relaxation des 10 autres dépend de la remise en liberté de l’otage turc détenu par les Moqdad. Il a expliqué que si le comité ministériel se garde de toute déclaration à ce sujet, c’est en raison d’informations divergentes sur le nombre d’otages qui pourraient être relâchés. « Les négociations sont positives, mais leur rythme, leur mécanisme et leur résultat dépendent en définitive de ce à quoi on pourrait aboutir dans les prochaines heures », a-t-il dit.
Entre-temps à Brital, dans la Békaa, un membre du conseil exécutif d’Amal, Bassam Tleiss, tenait une conférence de presse pour exposer les conditions de la...

