« L’ironie du sort veut que des dirigeants arabes qui ont été élus récemment au terme de révolutions qui ont renversé de grands symboles de la tyrannie prennent part à cette réunion. Au lieu de se ranger au côté de leurs peuples et des intérêts de ces derniers, les voilà qui seront également assis au côté de ceux qui font obstruction aux droits du peuple syrien et à sa lutte épique, couronnée au quotidien par des centaines de martyrs, de blessés, de disparus et de détenus », a poursuivi le chef du PSP.
« L’ironie du sort veut aussi qu’au sommet de Téhéran prennent part quelques-uns des dirigeants de la Palestine au côté de ceux qui représentent le régime syrien et le soutiennent, un régime qui a fait à son peuple pire que ce qu’Israël a fait au peuple palestinien. Ne passe-t-il pas à l’esprit des représentants de la Palestine que participer au côté d’un régime qui a déplacé le peuple syrien et détruit ses villes, une destruction similaire à celle des villes palestiniennes par les Israéliens, peut donner un prétexte à Israël pour déplacer ce qui reste des Arabes de Cisjordanie et des Arabes de 1948, et, par conséquent, de faire la même chose que ce que fait le régime syrien ? » s’est interrogé Walid Joumblatt.
« Au plan libanais, il n’y a aucune crainte quant à la position officielle libanaise représentée par le président de la République, Michel Sleiman, qui va inévitablement exprimer avec son audace habituelle ce qui correspond à l’intérêt national libanais et non aux intérêts régionaux. Mais il reste, bien sûr, à éviter que le Liban ne soit transformé – entre la folie israélienne, représentée par Benjamin Netanyahu, la haine du régime syrien, qui veut faire imploser la situation interne, et les arsenaux de missiles prêts et non organisés dans le cadre de l’entente minimale sur le plan de la défense – en laboratoire de toutes les expériences, pour payer une fois de plus la facture astronomique des guerres des autres sur son territoire », a-t-il souligné.
« Je rappelle ici la position constante du Parti socialiste progressiste en faveur de l’assimilation progressive et de la nécessité de tirer parti des capacités de la résistance au sein de l’institution militaire pour défendre le Liban et uniquement le Liban, comme cela était indiqué dans l’appel du président Sleiman, et de manière à garantir que la décision de guerre et de paix soit aux mains de l’État libanais. S’il n’y a aucun doute quant à l’efficacité des missiles de la résistance dans le déplacement de centaines de milliers d’Israéliens, il est quand même du droit des Libanais de s’interroger sur leur sort et leur avenir dans le cas d’une guerre future ! » a ajouté le chef du PSP.
« Dans ce domaine, nous devons saluer l’armée libanaise, qui établit progressivement son autorité à Tripoli et prouve qu’elle a la capacité d’exercer ses fonctions, en particulier lorsqu’il existe une volonté politique. Sa mission de défendre le Liban est donc à portée de main si la troupe parvient à tirer parti d’une entente nationale à ce sujet », a-t-il noté.
Et de conclure : « Félicitations aux hôtes du sommet des non-alignés pour les massacres de Daraya et de Bosra qui s’inscrivent dans le cadre de la série des massacres précédents qui ont eu lieu à Hiffa, Treïmsseh, Houla, et des dizaines d’autres villages et hameaux tellement innombrables qu’ils ne peuvent plus être comptabilisés. »



Et felicitations pour vos massacres au Chouf M. Joumblatt!
10 h 25, le 28 août 2012