Les propos de M. Netanyahu ont provoqué la colère des Palestiniens, qui ont dénoncé une nouvelle fois son soutien actif à la colonisation. « Il n’y aura pas d’accord de paix sans retrait de toutes les colonies des territoires palestiniens occupés en 1967, et tout particulièrement ceux de Jérusalem-Est », a insisté Nabil Abou Roudeina, porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas. Et pour la communauté internationale, toutes les colonies sont illégales.
La notion de Grand Jérusalem n’est pas une zone définie en droit, mais elle est révélatrice des ambitions territoriales de l’État hébreu. La colonie d’Efrat se situe au sud-ouest de Bethléem, et le Goush Etzion, un bloc de 22 colonies comptant au total 70 000 habitants, à 10 km au sud-ouest des limites actuelles de Jérusalem.
Selon Danny Seidemann, un expert du droit de Jérusalem, M. Netanyahu avait tenté de formaliser le concept de Grand Jérusalem lors de son premier passage à la tête du gouvernement (1996-1999). Le projet n’a pas abouti, en partie parce que, selon des opposants, il constituerait une annexion de fait d’une partie de la Cisjordanie. Selon Khalil Tafakji, un cartographe palestinien expert sur Jérusalem, le concept de Grand Jérusalem englobe en effet 10 % de la Cisjordanie. Le statut de Jérusalem, dont le secteur Est à majorité palestinien a été occupé puis annexé par Israël après la guerre de 1967, est l’une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.
(Source : AFP)

