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Liban - Politique

Geagea exclut le risque de guerre civile au Liban

Le chef des FL réclame l’intervention de l’OTAN aux côtés des rebelles syriens.

Le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a écarté l’éventualité d’une nouvelle guerre civile au Liban et a réclamé une intervention de l’OTAN « à la libyenne » pour aider les rebelles syriens à en finir avec le régime de Damas.
« La crise syrienne ne se transportera pas au Liban et il n’y a pas de crainte qu’une nouvelle guerre civile y éclate, en dépit du fait que certains alliés du régime syrien, et à leur tête le Hezbollah, tentent de susciter des problèmes à l’intérieur du pays pour alléger la pression que subit ce régime », déclare M. Geagea au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine.
Selon lui, l’affaire de l’arrestation de l’ancien ministre Michel Samaha « a prouvé que le régime de Bachar el-Assad s’efforçait dernièrement de semer la zizanie au Liban entre alaouites et sunnites, d’un côté, et entre chrétiens et sunnites, de l’autre ».
Pour M. Geagea, le président de la République, Michel Sleiman, « fait tout ce qu’il est possible de faire pour éviter au Liban de retomber dans la guerre civile et pour préserver ce qui subsiste de l’État libanais ».
Pour ce qui est de la Syrie, il estime que la chute du régime « n’est plus qu’une question de temps ». « L’affaire pourrait prendre quelques mois », a-t-il dit, soulignant qu’après la chute du régime baassiste, « le Liban sera débarrassé de l’un de ses plus grands problèmes ».
« Nous aurions alors une occasion plus propice pour édifier un État capable, dans la mesure où le régime syrien constitue une entrave empêchant d’atteindre cet objectif, aux côtés bien sûr du Hezbollah », dit-il.
Commentant l’état d’esprit des chrétiens de Syrie, le leader des FL affirme que « leur cœur est avec la révolution » et que « la majorité d’entre eux soutient les rebelles ». « Si quelques-uns font des déclarations (sur les risques de l’arrivée au pouvoir des islamistes), c’est parce qu’ils font partie de la catégorie favorisée par ce régime, mais les chrétiens font partie du peuple syrien et aspirent à la liberté et à la démocratie », ajoute-t-il, estimant « très difficile que des extrémistes parviennent au pouvoir » à Damas et qualifiant l’Armée syrienne libre (ASL) de « laïque » et « modérée ».
Pour M. Geagea, « l’Occident doit soutenir l’ASL pour qu’elle gagne sa bataille, car il n’est de l’intérêt de personne que la situation reste telle qu’elle est actuellement ». « D’un point de vue humanitaire et à l’ombre des tueries que l’on voit tous les jours, il faudrait que l’OTAN intervienne incessamment, comme elle l’avait fait en Libye. Le problème, c’est que lorsqu’il n’existe pas d’intérêt politique ou stratégique bien défini, personne ne se préoccupe de ce qui se passe », observe-t-il.
Interrogé sur l’enquête au sujet de la tentative d’assassinat dont il a été la cible, M. Geagea déclare « savoir en (son) for intérieur qui en est l’auteur ». « Je ne peux pas annoncer cela publiquement, mais je peux dire que cette tentative s’inscrit dans le sillage des assassinats commis au Liban depuis le meurtre de Rafic Hariri », ajoute-t-il, avant de préciser qu’il est « insatisfait de la marche de l’enquête ». « Cela est dû au fait que l’État est partiellement paralysé pour ce qui a trait à la Syrie et au Hezbollah », note-t-il.
Enfin, sur son éventuelle candidature à la présidence de la République, en 2014, le leader des FL a déclaré : « En toute franchise, je n’ambitionne pas d’accéder à cette fonction et je ne cherche pas à démarcher les députés pour qu’ils m’élisent. Je n’entre pas non plus dans des compromis et je n’envisage nullement de me repositionner politiquement pour parvenir à cette fin. Je continuerai à agir comme je fais et si l’occasion se présente, si les circonstances s’y prêtent et si de nombreux députés expriment naturellement une volonté en ce sens, alors nous verrons. »
Le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a écarté l’éventualité d’une nouvelle guerre civile au Liban et a réclamé une intervention de l’OTAN « à la libyenne » pour aider les rebelles syriens à en finir avec le régime de Damas.« La crise syrienne ne se transportera pas au Liban et il n’y a pas de crainte qu’une nouvelle guerre civile y éclate, en dépit du fait que certains alliés du régime syrien, et à leur tête le Hezbollah, tentent de susciter des problèmes à l’intérieur du pays pour alléger la pression que subit ce régime », déclare M. Geagea au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine.Selon lui, l’affaire de l’arrestation de l’ancien ministre Michel Samaha « a prouvé que le régime de Bachar el-Assad s’efforçait dernièrement de semer la zizanie au Liban entre...
commentaires (5)

Et le Hakim a raison. Si le Peuple Syrien, un jour, choisirait démocratiquement les Ikhwans pour le gouverner, chose qu'il ne ferait jamais, mais s'il le ferait alors que les Okhwans gouvernent démocratiquement, comme c'est le cas en Egypte.

SAKR LEBNAN

14 h 18, le 25 août 2012

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Commentaires (5)

  • Et le Hakim a raison. Si le Peuple Syrien, un jour, choisirait démocratiquement les Ikhwans pour le gouverner, chose qu'il ne ferait jamais, mais s'il le ferait alors que les Okhwans gouvernent démocratiquement, comme c'est le cas en Egypte.

    SAKR LEBNAN

    14 h 18, le 25 août 2012

  • Ce que ce monsieur n' a pas exclut par contre, c'est le soutient des islamistes en propagande et moyens financiers fournis par ses amis arabo-ricains et une ingérence sans scrupules contre le pouvoir d'un pays voisins avec lequel nous avons et aurons des relations très profondes. A-t-on oublié sa fameuse phrase: Fal Yahkom al Ikhwan = Que les frères musulmans gouvernent, en Syrie? Cette déclaration qatari a du rapporter gros, je suppose!

    Ali Farhat

    05 h 20, le 25 août 2012

  • Le Hakim est d'ordinaire un analyste objectif. Espérons cette fois-ci qu'il a raison en ce qui concerne le Liban. En ce qui concerne les Chrétiens Syriens, ils parlent POUR... Hakim, par CRAINTE pour leurs familles...

    SAKR LEBNAN

    04 h 45, le 25 août 2012

  • M. Geagea m'a l'air très optimiste d'un seul coup. Sur un Liban à l'abri d'une guerre, sur L'ALS modérée et laïque, sur un régime ami en Syrie après Bachar. Trop rose pour être vrai.

    Tina Chamoun

    03 h 49, le 25 août 2012

  • Cela semble logique...voir certain... d'être pour une fois à l'abri d'une guerre civile ,vu que les syriens cette fois sont occupé à faire trés sérieusement ...la guerre civile chez eux ...et que Arafat est en cours d'expertises de laboratoire post mortem en Suisse...

    M.V.

    23 h 36, le 24 août 2012

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