Nous avons tous loué ces efforts, pensant que le but était en effet de mettre le Liban à jour avec le monde du XXIe siècle pour nous retrouver devant un bien curieux résultat.
Il paraît,en effet, que les dames actives dans la société – et les messieurs peut-être – avaient deux choses en tête :
1– Maximiser l’utilisation du personnel de maison féminin et donner à ses membres accès aux plages afin de leur monopoliser leur jour de congé (pour la plupart, les sorties en famille c’est le samedi ou le dimanche).
2– Permettre à Madame de faire son « bronzage » comme il convient sans avoir à s’occuper du bébé, garçon ou fille, déléguant cet honneur aux aides de foyer.
Messieurs, Mesdames, je crains que ce problème ne doive être résolu avec plus de sérieux. Le libre accès de tous doit être imposé, oui, mais pour s’amuser et passer la journée, et non pas pour étendre les heures de travail et faire de la malheureuse aide-au-foyer une tutrice des enfants, la responsabilisant de tout mal qui pourrait arriver à la progéniture.
Nuance doit être faite, et une loi doit être préparée et soumise au Parlement, autorisant l’accès aux plages à tout le monde. Mais dans le cas des membres du personnel féminin, qu’ils soient noirs, bruns, asiatiques ou pas, peu importe, la loi doit mentionner que la responsabilité des enfants et leur sauvegarde sera exclusivement celle des parents même s’il y a délégation de leur part.
À ce moment-là, nous serons sûrs, et fiers aussi, d’avoir vraiment contribué à l’émancipation des races, en leur donnant vraiment accès à un loisir supplémentaire, leur permettant de passer un temps de relaxation et d’amusement au lieu de contribuer à leur donner une corvée supplémentaire, probablement un jour de congé !
Est-ce trop demander à une nation qui se considère comme étant la plus progressiste de la région ?
On espère que non, avant qu’un drame supplémentaire ne vienne s’ajouter à ceux qu’on a déjà vécus, qu’il s’agisse d’enfants morts noyés sur nos plages de luxe ou d’employées de maison ayant décidé de nous quitter et de quitter la vie ici-bas en se jetant dans le vide...
Et pour ceux qui croient que tout cela relève de la pure science-fiction, je leur propose de visiter, comme je le fais, les plages ouvertes aux employées de maison. Une image qui vous fera mal au cœur...
César WAZEN


Bien vu...
21 h 07, le 25 août 2012