Dans sa lettre visant selon lui à prouver « la bonne volonté d’Israël (...) dans le but de ramener nos voisins à la table des négociations directes », le chef de la diplomatie israélienne a affirmé qu’Israël avait fait « plusieurs gestes significatifs » à l’égard des Palestiniens au cours des derniers mois. Il a accusé le président de l’Autorité palestinienne de « rendre Israël responsable des délais dans le processus (de paix) tout en tentant de soutirer des avantages sans négociation, par le chantage et des tentatives d’internationaliser le conflit ».
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a reproché à son ministre d’avoir suggéré que les Palestiniens ne réélisent pas leur président pour aider à ranimer les efforts de paix. La distance affichée entre le Premier ministre et son allié ultranationaliste, Avigdor Lieberman, apparaît comme un souci de parer à toute retombée diplomatique au moment où Israël s’emploie à persuader les grandes puissances de durcir leurs sanctions contre l’Iran. « Ce qui est écrit dans la lettre du ministre des Affaires étrangères ne reflète pas correctement la position du Premier ministre ou celle du gouvernement dans son intégralité », a déclaré un responsable sous le sceau de l’anonymat. « Israël s’est engagé à travailler avec la direction palestinienne pour rétablir le dialogue, et, bien sûr, Israël n’interfère pas dans les processus électoraux ailleurs qu’en Israël ».
Dans une déclaration, le négociateur palestinien Saëb Erakat a rejeté pour sa part la déclaration du ministre israélien qui ressemble selon lui « aux campagnes lancées par l’ancien Premier ministre Ariel Sharon contre le dirigeant Yasser Arafat et s’apparente à une incitation au meurtre ». Il a indiqué avoir contacté le quartette pour que cette campagne « diffamatoire » s’arrête. Le porte-parole du président Abbas, Nabil Abou Roudeina, a fustigé de son côté des déclarations « incendiaires » qui « ont pour but de créer la violence et l’instabilité », accusant le chef de la diplomatie israélienne, « politiquement discrédité », d’ingérence dans les affaires intérieures palestiniennes.
(Source : agences)

