La préfecture d’Amiens a fait état de cinq interpellations – cinq hommes parmi lesquels deux mineurs –, dont quatre dans le quartier nord de la ville où 16 policiers avaient été blessés et trois établissements publics (dont une école maternelle) incendiés dans la nuit de lundi à mardi. Seules trois interpellations sur cinq sont « en lien direct » avec les affrontements, comme le fait d’avoir incité aux violences ou mis le feu à des poubelles, selon le procureur adjoint de la ville Éric Boussuge. En revanche, les deux derniers, interpellés mercredi soir, ont un lien « à la marge » des heurts (vol de scooter, et détention et trafic de stupéfiants). Pour ce qui est des « meneurs » des affrontements, « qui ont employé des armes à feu en direction des services de police », le procureur adjoint a évoqué « un travail de fond qui comporte des recherches ADN et l’exploitation d’images vidéo, qui sont actuellement en cours ». « On aura les premiers résultats dans les jours qui viennent », a indiqué M. Boussuge, espérant « qu’on pourra rapidement aboutir à d’autres interpellations ». Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a par ailleurs annoncé mercredi que le dispositif de sécurité renforcé sera maintenu jusqu’au « complet retour à la normale » dans ce quartier déshérité.
Les violences avaient commencé après le contrôle musclé d’un automobiliste en marge d’un repas de deuil dont les participants disent avoir été brutalisés par la police. Les médias relevaient hier que le président François Hollande et son ministre de l’Intérieur Manuel Valls peinent à définir une alternative à la politique du « tout-répressif » de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité, alors qu’ils l’avaient pourtant vivement critiquée lorsqu’ils étaient dans l’opposition. « Obnubilés par les accusations de laxisme » portées depuis des années contre la gauche par la droite, ils usent, souligne le quotidien Libération, des mêmes méthodes que cette dernière face à des faits divers tragiques : condamnation ferme des délinquants, soutien appuyé aux forces de l’ordre, déplacements sur les lieux.
M. Hollande a donc semblé endosser les habits de son prédécesseur en se rendant samedi au chevet des victimes d’un braquage à Grenoble et en présidant mardi dans le Var un hommage à deux jeunes femmes gendarmes tuées deux mois plus tôt lors d’une interpellation. Quant à Manuel Valls, qui a cautionné dans le dossier des Roms le démantèlement par la police de leurs campements illégaux, il assume totalement son rôle de « premier flic de France ».
Mais la droite ironise sur les discordances entre le ministre de l’Intérieur et sa collègue de la Justice Christine Taubira qui veut abroger certaines dispositions phares de la droite comme les peines planchers pour les récidivistes. « Une pincée d’autorité et trois de tolérance ne font pas une politique, surtout en matière de sécurité », a ainsi lancé mercredi le député UMP Philippe Goujon.
(Source : AFP)


ils seront libéré aujourd'hui ou demain, et en plus il y a un mineur, donc il sera vite dehors le ministre a dit "que l'ordre républicain doit régner..."tout les ministres disent cela de droite ou de gauche allez en prison est une fierté pour les jeunes, et en plus les peines ne sont pas importante en 2005, même les maires de droite ne faisaient pas de poursuites pour "avoir la paix sociale"
03 h 47, le 17 août 2012