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Agenda - Association

La nouvelle jeunesse du Centre Mar Semaan

Logé dans une aile du couvent grec-catholique de Wadi el-Karm dans le Haut-Metn, le Centre Mar Semaan prend en charge, chaque année, une centaine d’enfants âgés de 4 à 18 ans. Ils sont issus des milieux les plus défavorisés du pays, toutes communautés confondues.

L’association occupe une partie du couvent Mar Semaan à Wadi el-Karm.

Le ballet des travaux a remplacé le joyeux chahut des enfants. Ce n’est que temporaire. Bientôt, le Centre Mar Semaan rouvrira ses portes, ravivé par les premiers travaux depuis sa fondation en 1981. L’ONG veut d’abord répondre à l’urgence. Le temps a peu à peu épuisé le monastère, gangréné par des problèmes d’infiltration d’eau. Alors le centre a entamé sa mue. Le calme de l’été a permis de refaire la toiture et l’étanchéité du bâtiment. Les murs rongés par la moisissure ont été repeints, et la rénovation de l’installation électrique a pu débuter. Mais ce n’est qu’un premier pas. L’association souhaiterait installer des rideaux dans les dortoirs, remplacer les matelas trentenaires, faire construire une salle commune pour les activités hivernales. « Nous voulons que le centre soit plus chaleureux », résume Dolly Adm, membre du comité de l’association, en déambulant sous les voûtes du couvent reconverti.
Pourtant, c’est bien une chaleur humaine qui se dégage des pierres du Centre Mar Semaan. Elle lie les enfants et l’équipe, qui vivent ensemble au quotidien dans ce village perché à 1 200 mètres d’altitude. Salwa el-Haïby, monitrice depuis les premières heures, a contribué à l’éducation et partagé la vie de plus de 900 enfants. « Les anciens passés par le centre l’appellent “grand-mère” », se réjouit Leila Mouzannar, membre du comité, en épluchant les pêches du jardin. C’est la preuve d’une réussite, une récompense pour les « Dames du comité », véritable moteur du Centre Mar Semaan. Aujourd’hui, elles supervisent les travaux et règlent les derniers détails du déjeuner champêtre, qui sera organisé au sein du couvent demain samedi 18 août. La plupart d’entre elles ont fondé l’association avec Mgr Habib Bacha, archevêque grec-melkite de Beyrouth de l’époque, et sont soudées par trente années d’engagement, d’anecdotes heureuses et d’histoires douloureuses. Cette solidarité leur permet d’avancer, mais elles confient « ne plus avoir la même énergie qu’il y a trente ans ».
Le Centre Mar Semaan, accroché au flanc des montagnes du Haut-Metn, cherche son second souffle. « Nous voulons attirer des jeunes, nous appuyer sur les anciens du centre pour préparer la relève et approfondir notre action », explique Mme Adm. « Au départ, nous avions une majorité d’orphelins à cause de la guerre », se souvient-elle. Depuis, la misère sociale a multiplié les profils. L’ONG accueille des enfants victimes de violences physiques ou sexuelles, et frappés par une grande pauvreté. Il lui faut s’adapter pour répondre aux besoins de chacun. Cela passe par la formation de l’équipe de moniteurs, le recrutement d’éducateurs et l’amélioration du suivi des adolescents qui quittent le centre. Vient la question des moyens. Le centre bénéficie de soutiens vitaux, comme celui de l’école des Frères de Baskinta, qui scolarise les enfants, et a ouvert une classe de niveau intermédiaire. Mais comme de nombreuses ONG, Mar Semaan dispose de moyens insuffisants par rapport à l’ampleur de son action, et « personne ne semble vouloir s’installer dans cette région difficile d’accès », regrettent les membres de l’association. Alors les « Dames du comité » continuent de travailler d’arrache-pied pour offrir une seconde jeunesse au Centre Mar Semaan. Comme toute l’équipe, Leila Mouzannar se montre déterminée. « Nous sommes des femmes de caractère ! Avec nous, c’est sitôt dit, sitôt fait ! »

 

Déjeuner champêtre

Le Centre Mar Semaan organise un déjeuner champêtre au couvent Mar Semaan de Wadi el-Karm, demain samedi 18 août à 13h. Des activités sont prévues pour les enfants. Des bus seront mis à disposition au départ de Beyrouth. Les billets sont en vente aux numéros suivants : 03-832463 (Andrée Moucachen) ; 70-145000 (Samia Samaha).
Pour plus d’informations, consultez le site web de
l’association, à l’adresse :
www.centremarsemaan.com

Le ballet des travaux a remplacé le joyeux chahut des enfants. Ce n’est que temporaire. Bientôt, le Centre Mar Semaan rouvrira ses portes, ravivé par les premiers travaux depuis sa fondation en 1981. L’ONG veut d’abord répondre à l’urgence. Le temps a peu à peu épuisé le monastère, gangréné par des problèmes d’infiltration d’eau. Alors le centre a entamé sa mue. Le calme de l’été a permis de refaire la toiture et l’étanchéité du bâtiment. Les murs rongés par la moisissure ont été repeints, et la rénovation de l’installation électrique a pu débuter. Mais ce n’est qu’un premier pas. L’association souhaiterait installer des rideaux dans les dortoirs, remplacer les matelas trentenaires, faire construire une salle commune pour les activités hivernales. « Nous voulons que le centre soit plus...