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Moyen Orient et Monde

Brèves

Chine
La transition politique négociée en bord de mer
Dans la station balnéaire chinoise de Beidaihe, aux plages bondées de vacanciers, seule une présence accrue des forces de l’ordre signale la présence des hauts dirigeants communistes, rassemblés pour préparer la prochaine transition politique cruciale. Les pourparlers annuels de Beidaihe officiellement n’existent pas, mais les médias d’État ont récemment rapporté que plusieurs dirigeants s’étaient rendus dans cette ville côtière, située à 285 km de Pékin.
À l’époque de Mao Zedong, le pèlerinage estival dans la station balnéaire était normal pour les hauts responsables du parti. Ce voyage s’inscrit depuis dans le calendrier politique chinois. Mais cette année les discussions à Beidahe prennent une importance particulière : en octobre se déroulera en effet le XVIIIe congrès du Parti communiste chinois (80 millions de membres) qui verra l’arrivée d’une nouvelle génération de dirigeants. Le vice-président Xi Jinping sera le successeur très probable du président Hu Jintao, et le vice-Premier ministre Li Keqiang celui du Premier ministre Wen Jiabao. Les dirigeants communistes doivent en outre pour ce passage de flambeau décennal composer avec les retombées de l’un des pires scandales qui a frappé le parti depuis des décennies : la chute de Bo Xilai, l’ancien ambitieux secrétaire général de la mégapole de Chongqing, dont la femme a reconnu cette semaine devant un tribunal avoir assassiné un homme d’affaires britannique.
Beidaihe offre donc aux leaders une occasion rare de se rencontrer de manière informelle et de « faire campagne pour les promotions, les nominations et les choix des politiques à mener », explique Joseph Cheng, expert de la politique chinoise à la Hong Kong City University.

Mali
Des foules réunies pour la paix
Pour la première fois depuis le début de l’occupation du nord du Mali par des groupes islamistes fin mars, une foule de 50 000 à 60 000 personnes s’est rassemblée hier dans un stade de Bamako pour exhorter à « la paix et à la réconciliation » dans leur pays, à l’appel du Haut Conseil islamique du Mali (HCIM) dont le président, Mahmoud Dicko, possède une influence grandissante au Mali, pays à 90 % musulman. Le président Dioncounda Traoré est notamment confronté aux islamistes liés à el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI) qui occupent le Nord et y imposent la charia de manière brutale : lapidation à mort d’un homme et d’une femme parents d’enfants sans être mariés, amputation de la main d’un voleur, coups de fouet à des couples « illégitimes », des fumeurs de cigarettes, des buveurs d’alcool. Face à cette violence, des habitants de Gao, une des trois villes principales du Nord, ont manifesté à plusieurs reprises à leurs risques et périls. La bravoure des habitants de Gao a fait tache d’huile dans d’autres localités du Nord, notamment à Goudam, au sud de Tombouctou, où, pour désapprouver les actions des islamistes, des habitants ont incendié en partie un bâtiment qu’ils occupaient, avant de les empêcher d’aller prier dans une mosquée de la ville. De même, les populations des trois grandes villes du Nord occupé, Gao, Tombouctou et Kidal, tentent actuellement de former une « coalition des autochtones du Nord » contre « les envahisseurs ».

Birmanie
Riyad verse une aide de 50 millions de dollars aux Rohingyas
Le roi Abdallah d’Arabie saoudite a ordonné l’envoi d’une aide de 50 millions de dollars aux musulmans rohingyas « persécutés », selon Human Rights Watch, en Birmanie depuis les émeutes communautaires de juin. Dans une dépêche, l’agence de presse officielle du royaume wahhabite fait état « de nombreuses atteintes aux droits de l’homme auxquelles est exposée cette minorité », citant des actes d’épuration ethnique, des meurtres, des viols et des déplacements forcés. Dans ce contexte, Aung San Suu Kyi s’est entretenue hier avec le président birman Thein Sein à Naypyidaw, pour la première fois depuis l’élection de l’opposante à la Chambre basse du Parlement. Le ministre des Chemins de fer, Aung Min, qui joue un rôle-clé dans les efforts de règlement des conflits ethniques dans le pays, était présent.
ChineLa transition politique négociée en bord de merDans la station balnéaire chinoise de Beidaihe, aux plages bondées de vacanciers, seule une présence accrue des forces de l’ordre signale la présence des hauts dirigeants communistes, rassemblés pour préparer la prochaine transition politique cruciale. Les pourparlers annuels de Beidaihe officiellement n’existent pas, mais les médias d’État ont récemment rapporté que plusieurs dirigeants s’étaient rendus dans cette ville côtière, située à 285 km de Pékin.À l’époque de Mao Zedong, le pèlerinage estival dans la station balnéaire était normal pour les hauts responsables du parti. Ce voyage s’inscrit depuis dans le calendrier politique chinois. Mais cette année les discussions à Beidahe prennent une importance particulière : en octobre se déroulera en...
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