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Économie - Liban - Immobilier

Les réfugiés syriens affluent, les appartements meublés en plein boom

Depuis plusieurs semaines des 4x4 immatriculés en Syrie se bousculent devant les résidences d’appartements meublés à louer de la montagne libanaise et récemment de Beyrouth. Sans le vouloir, les réfugiés syriens ont ainsi sauvé un secteur en mal de touristes et habituellement saisonnier. Car si les événements se poursuivent en Syrie, les retombées de l’afflux de réfugiés syriens pourraient bien s’étendre à l’ensemble du secteur immobilier libanais, à quelques semaines de la rentrée scolaire.

Le boom du marché des appartements meublés s’est produit en particulier dans le Metn à Broummana et Baabdate ainsi qu’à Bhamdoun dans le caza de Aley.

Soraya HAMDAN

« Depuis près de deux mois, il s’est produit une véritable explosion du marché des appartements meublés à louer, constate Mitri Azar, directeur de la société spécialisée MMM Group. Tandis que la saison estivale s’annonçait désastreuse, les touristes arabes ayant déserté le pays, les réfugiés syriens ont malgré eux compensé ces pertes », poursuit le spécialiste en immobilier. Mitri Azar a ainsi noté une augmentation de 50 % de son chiffre d’affaires ces deux derniers mois en raison de l’afflux de réfugiés syriens fuyant les combats. « On loue en moyenne quatre appartements meublés par semaine, précise-t-il. On a de nouveaux clients tous les jours. Il y a ceux qui souscrivent des contrats à courte durée espérant pouvoir rentrer chez eux rapidement, et il y a les autres qui préfèrent des contrats à l’année. » Le boom du marché des appartements meublés en particulier dans le Metn, la région de Broummana, Baabdate et Bhamdoum, a directement eu des répercussions sur les prix à la location de ces produits en particulier. « Ces derniers ont connu une augmentation de 20, 30 et parfois 100 % en fonction des biens et des propriétaires, ajoute Mitri Azar. Par exemple, un appartement meublé qui se louait 1 500 dollars par mois, se loue aujourd’hui à 2 000 dollars par mois car la demande est importante. Les propriétaires savent qu’ils sauront trouver preneurs. » D’autant qu’au Liban l’offre en matière d’appartements meublés à louer reste assez limitée, comme le souligne Guillaume Boudisseau, expert immobilier (Ramco). « Au Liban nous ne sommes pas habitués à ce type de produit, explique le spécialiste. Aujourd’hui, ces biens ont véritablement été pris d’assaut par les réfugiés syriens, mais il se produira un moment où la demande sera supérieure à l’offre et le marché libanais devra s’adapter à cette nouvelle donne. Les propriétaires commenceront à meubler leurs biens ou les locataires à se tourner vers des appartements privés. » Car si l’arrivée massive de réfugiés syriens au Liban n’a pas encore affecté directement le marché de l’immobilier dans son ensemble, les choses pourraient bien évoluer en fonction du développement des événements en Syrie. « Il y a encore quelque temps, les Syriens qui venaient trouver refuge au Liban appartenaient à la classe moyenne ou modeste, explique Walid Moussa, directeur de l’association Real (Real Estate Lebanon). La plupart se sont tournés vers des biens de location à courte durée, d’autres sont même descendus chez de la famille au Liban. Mais depuis que les grandes villes comme Alep et Damas commencent à être, elles aussi, la cible des combats, une nouvelle catégorie de réfugiés au pouvoir d’achat plus élevé commence à affluer au Liban. » Ainsi, selon le spécialiste en immobilier, les demandes de location d’appartements privés commencent à se faire sentir même si ces dernières n’ont pas encore de répercussion sur les prix des loyers. Côté ventes, Walid Moussa a constaté quelques transactions dans les quartiers chics de la capitale libanaise. « Quelques riches millionnaires syriens ont récemment acheté au centre-ville de Beyrouth, précise-t-il, même si cela reste encore peu significatif. » Mais si la situation en Syrie continue de se dégrader, l’impact sur l’ensemble du secteur immobilier libanais pourrait bien se faire sentir. « Les choses pourraient vite bouger, conclut Walid Moussa. La rentrée des classes arrivant à grands pas, les locataires pourraient passer des contrats à courte durée, à des souscriptions d’un an au moins, au soulagement d’un secteur ayant souffert comme le reste de l’économie de l’absence de touristes arabes. »
Soraya HAMDAN« Depuis près de deux mois, il s’est produit une véritable explosion du marché des appartements meublés à louer, constate Mitri Azar, directeur de la société spécialisée MMM Group. Tandis que la saison estivale s’annonçait désastreuse, les touristes arabes ayant déserté le pays, les réfugiés syriens ont malgré eux compensé ces pertes », poursuit le spécialiste en immobilier. Mitri Azar a ainsi noté une augmentation de 50 % de son chiffre d’affaires ces deux derniers mois en raison de l’afflux de réfugiés syriens fuyant les combats. « On loue en moyenne quatre appartements meublés par semaine, précise-t-il. On a de nouveaux clients tous les jours. Il y a ceux qui souscrivent des contrats à courte durée espérant pouvoir rentrer chez eux rapidement, et il y a les autres qui préfèrent...
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A quelque chose malheur est bon. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

Jaber Kamel

05 h 26, le 12 août 2012

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Commentaires (1)

  • A quelque chose malheur est bon. Le malheur des uns fait le bonheur des autres.

    Jaber Kamel

    05 h 26, le 12 août 2012

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