De g. à d. Alan Bergman, Marilyn Hamlisch et Marvin Hamlisch, après avoir gagné un oscar en 1974. Photo Handout/Reuters
« Je suis dévastée », a écrit sur son site Internet la chanteuse américaine Barbra Streisand, une amie proche de Marvin Hamlisch. « C’était un vrai génie musical, mais avant tout, c’était une personne formidable. Il va vraiment me manquer. » « Aujourd’hui, nous avons perdu un virtuose de niveau mondial et un natif de New York dont la musique a donné vie à la scène et à l’écran, de Broadway à Hollywood », a déclaré pour sa part le maire de New York Michael Bloomberg. Les théâtres de Broadway ont annoncé pour leur part qu’ils baisseraient leurs lumières mercredi soir pendant une minute, en hommage à l’artiste.
Né en 1944 à New York, Marvin Hamlisch avait fait ses études musicales à la prestigieuse Julliard School de New York – où il entra à l’âge de 7 ans – et au Queens College. Il fit ensuite ses armes à Broadway, comme pianiste, avant de se lancer dans la composition de chansons puis de musiques de films et de comédies musicales. Il est l’un des rares artistes à avoir remporté les quatre récompenses artistiques les plus prestigieuses aux États-Unis : trois oscars (cinéma), quatre Grammys (musique), quatre Emmys (télévision) et un Tony (scène), auxquels il faut ajouter deux Golden Globes. Il a remporté, fait exceptionnel, ses trois oscars la même soirée, en 1974, pour la musique et la chanson du film Nos plus belles années de Sydney Pollack, et la meilleure adaptation musicale pour L’arnaque de George Roy Hill, pour laquelle il avait adapté les compositions de Scott Joplin. Il est également l’auteur de la musique de la célèbre comédie musicale A Chorus Line (1975), qui lui a valu son Tony et un prix Pulitzer. Dans le domaine de la comédie musicale, il a aussi signé les partitions de They’re Playing Our Song (1978), The Goodbye Girl (1993) et Sweet Smell of Success (2002).
Au cinéma, Marvin Hamlisch a signé les bandes originales de plus de 40 films, parmi lesquels Prends l’oseille et tire-toi (1969), L’espion qui m’aimait (1977), Des gens comme les autres (1980), Le choix de Sophie (1982), Trois hommes et un bébé (1987) ou Frankie et Johnny (1991). Sa dernière composition pour le cinéma datait de 2009, avec The Informant de Steven Soderbergh. Il fut également le directeur musical de la tournée américaine et britannique de Barbra Streisand en 1994, et du programme pour la télévision Barbra Streisand : The Concert, qui lui valu deux Emmy Awards.
Au moment de sa mort, il travaillait sur une nouvelle comédie musicale, Gotta Dance, et s’apprêtait à composer la musique du film pour la télévision de Steven Soderbergh, Liberace, actuellement en tournage avec Matt Damon et Michael Douglas.
(Source : AFP)

