Des fidèles de l’ancien président Laurent Gbagbo sont responsables des attaques qui ont fait 10 morts dans les rangs de l’armée depuis dimanche à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, a déclaré hier le ministre ivoirien de l’Intérieur, Hamed Bakayoko. « Nous en avons des preuves formelles. Nous avons les aveux de ceux que nous avons arrêtés hier avec des armes et des munitions près des lieux de l’attaque », a-t-il précisé. Pour le ministère ivoirien de la Défense, ces attaques visent à « inquiéter la population et les investisseurs ». Mais Toussaint Alain, ancien porte-parole de M. Gbagbo, a rejeté les accusations du gouvernement ivoirien et a demandé une enquête impartiale sur ces violences.
Clinton veut pousser Pretoria à jouer un rôle régional
La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton a appelé hier l’Afrique du Sud à jouer pleinement son rôle sur la scène africaine et internationale, tout en reconnaissant certaines divergences de vues entre les deux pays, lors d’une visite officielle à Pretoria. « Nous cherchons comment améliorer et renforcer notre partenariat. L’Afrique du Sud a tant à offrir au reste du monde », a déclaré Mme Clinton à l’ouverture d’une réunion avec son homologue sud-africaine, Maite Nkoana-Mashabane. Depuis le début de son périple en Afrique le 31 juillet, Mme Clinton est porteuse de la feuille de route pour le développement de l’Afrique dévoilée en juin par le président américain Barack Obama.
Les Grands Lacs planchent sur une « force neutre » en RDC
Les chefs d’État de la région des Grands Lacs sont réunis depuis hier à Kampala pour définir les contours d’une « force neutre », chargée « d’éradiquer » les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) et de surveiller la frontière avec le Rwanda. Le « principe » de cette force impartiale avait été adopté fin juillet, lors d’un précédent sommet de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) en marge du sommet des chefs d’État de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba. La réunion a commencé hier en début d’après-midi dans la capitale ougandaise et se poursuivra aujourd’hui.
La médiation burkinabée au Mali reçoit le soutien d’Ansar Dine
Le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Djibrill Bassolé, dont le pays conduit la médiation dans la crise malienne, s’est rendu hier dans le nord du Mali aux mains des islamistes. Parti en hélicoptère de Ouagadougou, M. Bassolé a commencé cette première visite d’une journée à Gao, ville contrôlée par les islamistes du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), avant une étape à Kidal, fief d’Ansar Dine, l’un des groupes qui contrôlent la région. À l’issue de son entretien avec M. Bassolé, le chef d’Ansar Dine, Iyad Ag Ghaly, a appuyé la médiation conduite au nom de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). M. Bassolé s’est aussi entretenu à Kidal avec l’incontournable autorité morale de la ville, le patriarche touareg Intalla Ag Attaher.
Accident de la route au Sénégal : au moins 23 tués
Au moins vingt-trois personnes ont été tuées et une dizaine d’autres blessées hier dans un accident de la route impliquant un bus et un camion dans le centre du Sénégal, a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers et de l’Agence de presse sénégalaise (APS). L’accident s’est produit à hauteur du village de Sikilo, situé près de la ville de Kaffrine. Les blessés ont été évacués vers les structures sanitaires de Kaffrine et Kaolack, la plus grande ville de cette zone du centre du Sénégal. La cause de la collision entre les deux véhicules est inconnue, mais les accidents de la route au Sénégal sont souvent causés par l’indiscipline des conducteurs, selon des responsables du ministère des Transports. Le mauvais état des véhicules et celui des routes sont également souvent en cause.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef