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Économie - Liban - Crise

Hajj Hassan annonce une alternative maritime pour les exportations agricoles

Les appels pressants de l’Association des agriculteurs libanais (AAL) pour une intervention urgente de l’État dans le dossier des exportations agricoles qui passent par la Syrie ont fini par porter leurs fruits. Depuis le début de la crise syrienne, l’AAL avait appelé les autorités à trouver une alternative au transport terrestre à cause de la dégradation de la situation sécuritaire aux frontières syriennes. Elle avait proposé la mise en place d’une ligne de transport maritime entre le Liban et l’Égypte ou la Jordanie pour l’exportation de fruits et légumes.


Hier donc, le ministère de l’Agriculture, en coopération avec le ministère des Travaux publics et des Transports, a annoncé la mise en place d’une nouvelle voie de transport maritime et l’exportation de 200 conteneurs réfrigérés de pommes de terre à travers le port de Beyrouth.


Une commission spéciale chargée du sujet, composée de représentants des ministères de l’Agriculture, des Transports, de l’Économie et du Commerce, s’était réunie en début de semaine dernière pour étudier les différentes alternatives possibles. « Les conteneurs réfrigérés sont la meilleure solution qu’on ait pu trouver car les produits agricoles ont besoin de rester frais et ne peuvent pas dépendre des ferries classiques qui attendent d’être remplis pour pouvoir quitter le port. »
Les deux sociétés maritimes qui opèrent au Liban, la CMA CGM et Maersk, ont indiqué qu’elles pourraient affréter leurs navires pour le transport des produits agricoles libanais. Elles ont par ailleurs exposé la grille des prix qu’elles proposent pour un conteneur pouvant transporter 27 tonnes de marchandises : 3 000 dollars pour Abou Dhabi en trois semaines, 2 400 dollars pour Djeddah en une semaine ou encore 3 000 dollars pour Benghazi en deux semaines.


Rappelons qu’il y a deux semaines, le président de l’AAL, Antoine Hoyek, avait lancé un cri d’alarme concernant plus de 5 000 tonnes de fruits et légumes bloquées à la frontière syrienne et qui représentaient un manque à gagner de 5 millions de dollars pour les agriculteurs. Ces derniers, excédés par l’impossibilité d’écouler leurs marchandises qui se retrouvent bradées ou utilisées comme fourrage, avaient annoncé fin juin qu’ils auraient recours à une grève ouverte si le gouvernement ne réagissait pas pour leur venir en aide.

 

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