La psychiatre de Holmes avait mis en garde...
La psychiatre qui suivait James Eagan Holmes, l’auteur de la tuerie d’Aurora le 20 juillet, a alerté son université plus d’un mois avant la fusillade, a rapporté un journal local. Le Dr Lynne Fenton avait informé une équipe dite d’évaluation des menaces, au sein de l’université du Colorado, de son inquiétude concernant le jeune homme de 24 ans. Mais aucune action n’a été entreprise car Holmes était sur le point d’abandonner ses études, affirme le Denver Post, citant une source anonyme. Jacque Montgomery, une porte-parole de l’université, n’a pas souhaité faire de commentaire, rappelant que la justice avait émis une ordonnance de non-publication. « Je suis convaincue, jusqu’à preuve du contraire, que nos personnels ont fait ce qu’il fallait », a-t-elle simplement déclaré.
Contre le mariage gay ? Mangez du poulet
Des centaines de personnes se sont retrouvées mercredi à manger du poulet pour soutenir les restaurants de la chaîne Chick-Fil-A, au centre d’une controverse depuis les déclarations anti-mariage homosexuel de son dirigeant. Des files d’attente et des embouteillages devant les restaurants étaient filmés et publiés sur Internet alors que 630 000 personnes ont affirmé sur Facebook qu’elles participeraient à une journée de soutien à la chaîne, forte de quelque 1 600 restaurants aux États-Unis. Chick-Fil-A, une chaîne familiale, est très implantée dans le sud du pays. Elle est célèbre autant pour ses valeurs chrétiennes – ses restaurants sont fermés le dimanche – que pour ses sandwichs au poulet. Les associations homosexuelles ont appelé à une « journée du baiser » aujourd’hui devant ses restaurants.
Twitter, Obama et Romney
Twitter a lancé mercredi un nouvel outil qui analyse quotidiennement les tweets mentionnant les candidats à la présidentielle américaine, Barack Obama et Mitt Romney, qui permet ainsi de jauger leur cote de popularité. Topsy, l’entreprise partenaire de Twitter sur ce projet, dit décortiquer « plus de 400 millions de tweets par jour » afin de connaître l’opinion de leurs auteurs sur les deux prétendants à la Maison-Blanche. Ceux-ci sont ensuite crédités d’un score allant de 0 à 100 selon la teneur des tweets les concernant, sachant que « plus la note est haute, plus l’opinion générale est positive », précise un communiqué de Topsy. Pour Adam Sharp, de la direction de Twitter, l’outil « donne une nouvelle perspective » sur l’opinion des électeurs et permet d’avoir une « vision d’ensemble plus complète des prévisions politiques ».
Chine
Tensions au Xinjiang
Vingt personnes ont été condamnées par des tribunaux du Xinjiang, vaste région occidentale chinoise, à des peines allant jusqu’à 15 ans de prison pour terrorisme et séparatisme, ont rapporté hier les médias chinois. Les peines ont été prononcées par trois tribunaux, à Urumqi, Kashgar et Aksu. Parmi les autres charges retenues contre les prévenus figurent la confection d’engins explosifs, la promotion de l’extrémisme religieux et la préparation de la « guerre sainte », précise le Quotidien du Peuple sur son site Internet (www.people.com.cn). Si le journal ne mentionne pas l’origine ethnique des condamnés, leur nom trahit leur appartenance à la communauté ouïghoure, minorité turcophone musulmane qui se bat pour la reconnaissance de ses droits.
Libertés religieuses : Pékin vs Washington
Pékin a réfuté hier les récentes critiques américaines sur les libertés religieuses en Chine. « Le gouvernement chinois garantit la liberté de culte pour tous, selon la loi », a assuré Hong Lei, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Les États-Unis devraient rejeter leurs préjugés, respecter les faits, considérer la situation de liberté religieuse en Chine de façon objective et impartiale, et cesser d’utiliser la religion pour s’ingérer dans les affaires intérieures de la Chine », a ajouté le porte-parole. Dans un rapport du département d’État sur les libertés religieuses dans le monde, Washington a fustigé lundi une « nette dégradation » des libertés religieuses en Chine.
Un adolescent tue huit personnes
Un adolescent a tué huit personnes et en a blessé cinq autres à l’arme blanche dans le nord-est de la Chine, ont annoncé hier les autorités locales citées par l’agence Chine nouvelle. Le jeune, identifié sous le nom de Li, a été placé en garde à vue après les faits survenus mercredi soir dans la ville de Fushun, dans la province du Liaoning, ont précisé l’agence et d’autres médias. Selon le Quotidien judiciaire, Li, armé d’un couteau, a fait irruption au domicile de sa petite amie, peu après s’être disputé avec elle, et il a tué deux membres de la famille de celle-ci. Puis, après être ressorti de cette maison, il a fait 11 autres victimes, dont six sont décédées.
Les accusations de Guangcheng
Le dissident chinois Chen Guangcheng, arrivé il y a deux mois aux États-Unis, a accusé mercredi Pékin de ne pas avoir tenu ses promesses à son encontre, à l’occasion d’une visite au Congrès à Washington. Devant les élus américains, Chen a fait part de ses inquiétudes à propos de son neveu, arrêté peu après son exil. La Chine avait officiellement laissé Chen et sa famille partir à l’étranger pour étudier, mais de nombreux experts estiment que la principale motivation de la Chine était plutôt de se débarrasser d’un dissident gênant. Chen a par ailleurs affirmé que la situation des droits de l’homme se détériorait en Chine, mais que le changement était inévitable grâce aux citoyens qui font de plus en plus entendre leur voix.
Afghanistan
Un attentat déjoué à Kaboul
Les services de sécurité afghans ont annoncé avoir déjoué hier à Kaboul un projet d’attentat-suicide fomenté par les talibans, après un raid de six heures qui a fait cinq tués parmi les rebelles. Une camionnette remplie d’explosifs a été trouvée près de la maison où se cachaient les insurgés. Elle est aux mains des services de déminage. Le porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur, Sediq Sediqqi, a confirmé le bilan du raid en soulignant que « tous les éléments et preuves en présence indiquent que (les rebelles tués) sont liés au réseau Haqqani ». Ce réseau est l’une des bêtes noires de Washington, qui le considère comme un bras armé clandestin des services secrets pakistanais.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef