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Moyen Orient et Monde - Environnement

Entre typhon et séismes, la nature s’emballe

Six morts à Taïwan ; le Pérou et la Papouasie-Nouvelle-Guinée violemment secoués.

À Taipei, capitale de Taïwan, le typhon Saola a provoqué des inondations et des glissements de terrain.  Mandy Cheng/AFP

Typhons, séismes, inondations, glissements de terrain et pollution, la nature était en grand émoi hier aux quatre coins du globe.
Taïwan d’abord, où le typhon Saola s’est abattu accompagné de vents violents et des précipitations torrentielles habituelles, causant la mort de six personnes et la paralysie de l’île, selon les autorités et les secours. Saola, premier typhon de la saison à toucher Taïwan, a atteint les terres près de la ville de Hualien, sur la côte est, a indiqué le Bureau météorologique. Il a provoqué des glissements de terrain, entraînant l’évacuation de plus de 1 500 personnes au total. Les écoles étaient fermées sur toute l’île, ainsi que la plupart des bureaux. Quelque 200 vols internationaux et intérieurs ont dû être annulés. Le typhon est reparti en mer dans la matinée puis a de nouveau touché terre dans le nord-est de l’île, perdant de sa force pour repasser au statut de tempête tropicale. Il était d’abord passé au-dessus des Philippines, où il a fait 23 morts.
Parallèlement, un séisme de magnitude 6,1 a touché le centre du Pérou, a annoncé l’Institut américain de géophysique (USGS), provoquant des scènes de panique selon des témoins. L’épicentre du tremblement de terre a été localisé à 34 kilomètres à l’est de la ville de Pucallpa en Amazonie péruvienne, à une profondeur de 143 kilomètres. Le séisme a été ressenti jusqu’à la ville côtière de Trujillo, à 500 kilomètres de l’épicentre. L’Institut national civil de défense a programmé pour le 15 août un exercice à l’échelle nationale afin de voir comment les autorités réagiraient en cas de tremblement de terre majeur suivi d’un tsunami.
En outre, l’USGS a également annoncé un séisme de magnitude 6,3 au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée. La secousse tellurique, qui a frappé la région isolée de Nouvelle-Irlande, a eu lieu à une profondeur de 70 kilomètres, à 128 kilomètres de Rabaul et à 850 kilomètres de Port Moresby, capitale du pays. La Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouve sur la Ceinture de feu du Pacifique, une zone où la friction entre deux plaques tectoniques provoque une intense activité sismique.
En attendant, l’État de l’Oregon, situé sur la côte ouest des États-Unis, a 40 % de chances de subir, dans les 50 prochaines années, un séisme de la même ampleur que celui survenu au Japon en 2011, affirme une étude publiée en ligne mercredi par l’USGS. L’Oregon est très mal préparé à affronter une telle catastrophe. Le Nord-Ouest Pacifique, la région qui s’étend de la frontière nord de la Californie à Vancouver, au Canada, en passant par Seattle, a subi 19 tremblements de terre majeurs d’une magnitude de 8,7 à 9,2 lors des 10 000 dernières années, selon les auteurs de l’étude, chercheurs à l’université de l’État de l’Oregon. Encore plus touché, le sud de cette zone – dite de la faille Cascadia qui sépare les plaques nord-américaine et Juan de Fuca – a subi 22 autres séismes entre Newport et Coos Bay, dans l’Oregon, précise l’étude.

Pollution maximale
Sur un autre plan, la pollution de l’air atteint depuis deux jours un nouveau pic à Hong Kong, où il est conseillé aux personnes âgées et fragiles de ne pas sortir. Le niveau de pollution, relevé dans les quartiers d’affaires et touristiques, tutoie les records atteints en mars 2010 quand une tempête de sable avait recouvert la ville de poussière. Le phénomène inquiète les habitants et les entreprises étrangères qui y sont implantées. La qualité de l’air à Hong Kong est l’une des pires au monde, selon une récente étude. La pollution provient principalement des centrales à charbon, de la circulation automobile et des milliers d’usines situées plus en amont en Chine, dans le delta de la Rivière des Perles.
Et, dans un autre registre, des dizaines de milliers de Nord-Coréens ont un besoin urgent d’eau potable si l’on veut éviter les épidémies, après que le réseau d’eau eut été détruit dans plusieurs régions par les inondations de juillet, ont indiqué des agences de l’ONU. Les puits ont été contaminés par les eaux d’usage qui ont débordé, les habitants ne pouvant se tourner vers les réseaux d’eau potable traditionnels, endommagés, ont précisé ces agences. Mercredi, l’agence KCNA avait revu à la hausse le bilan des inondations, qui ont sévi dans l’ouest du pays : au moins 119 personnes sont mortes et plus de 84 000 autres sont sans-abri.
Enfin, la première réunion du conseil du Fonds vert, mécanisme en construction pour aider financièrement les pays en développement à faire face aux impacts du changement climatique, aura lieu fin août à Genève, a annoncé hier le secrétariat par intérim du fonds. Cette réunion, prévue initialement au printemps, avait été repoussée en raison de retards dans la désignation des 24 membres du conseil. Elle aura finalement lieu du 23 au 25 août.

(Source : rédaction
et agences)
Typhons, séismes, inondations, glissements de terrain et pollution, la nature était en grand émoi hier aux quatre coins du globe.Taïwan d’abord, où le typhon Saola s’est abattu accompagné de vents violents et des précipitations torrentielles habituelles, causant la mort de six personnes et la paralysie de l’île, selon les autorités et les secours. Saola, premier typhon de la saison à toucher Taïwan, a atteint les terres près de la ville de Hualien, sur la côte est, a indiqué le Bureau météorologique. Il a provoqué des glissements de terrain, entraînant l’évacuation de plus de 1 500 personnes au total. Les écoles étaient fermées sur toute l’île, ainsi que la plupart des bureaux. Quelque 200 vols internationaux et intérieurs ont dû être annulés. Le typhon est reparti en mer dans la matinée puis a de...
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