Le lendemain matin, comme souvent, l’expatrié français commence sa journée par un « Good Morning #Damascus ! » plein de vie. Son compte regorge des petits détails du quotidien que les journalistes ne prennent pas le temps ou ne peuvent pas raconter, et qui font le sel de ses témoignages en 140 signes.
« Comme tout le monde ici, je n’ai peur que d’une chose, c’est l’anarchie. » Car, s’il se dit neutre politiquement, Jean-Pierre Duthion, qui ne peut plus travailler puisque son activité, liée à l’importation, est « au point mort », ne cache pas la peur que lui inspire l’Armée syrienne libre (ASL). Sur Twitter, certains lui reprochent de ne pas soutenir la rébellion. D’autres profitent de ses messages pour afficher leur soutien au régime de Bachar el-Assad. « On me reproche de ne pas être assez engagé politiquement mais, même si c’est démagogique, moi je suis du côté du peuple et le peuple, il est pris en étau », répond-il.
Pour autant, ce fort en gueule ne compte pas partir. « Ça fait cinq ans que je vis ici, toute ma famille, tous mes amis vivent ici. Ma mère, mon frère, ma fiancée sont ici. » En attendant, il alimente son fil Twitter, @halona, passé de 450 à 2 350 « followers » en quelques jours. Et il fait son nouveau boulot de « correspondant » : BFM, LCI, CNN, RFI ont fait appel à lui pour mieux appréhender, à travers Skype ou une liaison téléphonique, la réalité de Damas.
(Source : AFP)


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