S’il a répété sans cesse qu’il n’était pas obnubilé par l’or comme à Pékin, le compétiteur qu’il est n’a pas consenti tous ces efforts pendant quatre ans pour juste prendre encore un peu de plaisir avant une probable retraite.
Premier objectif : franchir le cap de la demi-finale, celle qui l’avait privé d’une passe de trois à Pékin, pour assister impuissant au second triomphe, après 1996, du Slovaque Michal Martikan.
Il faudra pour cela dompter les caprices d’un bassin mieux qu’en qualifs où il n’a « pas trouvé le meilleur équilibre entre les moments où il faut être rapide et ceux où il faut calmer le jeu et être précis » pour éviter les pénalités.
Car aujourd’hui, « il faudra rendre une copie propre ». Un sans-faute réussi par son vieil ennemi Martikan pour un retour sur le devant de la scène après une saison dans l’ombre qui n’a pas surpris le Français.
Si les deux trentenaires ont conservé vitesse et précision, l’opposition a grignoté le retard ces dernières années et compte bien les envoyer à la retraite pour connaître enfin le bonheur olympique.
À l’image du Britannique David Florence, le nouveau n° 1 mondial, qui sera porté par son public pour transformer en or l’argent de Pékin, de l’Allemand Sideris Tisiadis, qui a devancé Estanguet dans la course au titre européen en mai dernier, ou encore du Slovène Benjamin Savsek.
Sans compter le facteur indomptable : la météo. Avec la pluie annoncée et surtout le vent qui peut faire trembler les portes, provoquer la pénalité de trop et ruiner tout espoir...
(Source : AFP)

