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Liban - L’Éclairage

Le cas Assir se traite hors des frontières

Les rixes qui ont opposé les partisans du cheikh intégriste Ahmad el-Assir à des habitants de Saïda, au cours des dernières trente-six heures, ont à nouveau braqué les projecteurs sur le mouvement entamé il y a près d’un mois par le dignitaire sunnite pour protester contre « l’hégémonie des armes » au Liban.
Le cheikh Assir et ses partisans observent un sit-in qui bloque depuis le début une artère intérieure reliant la ville à sa campagne. Des négociations ont été menées par l’exécutif, via le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, pour venir à bout de cette action, à laquelle s’opposent l’ensemble des formations politiques essentielles présentes à Saïda, qu’elles soient du 14 ou du 8 Mars.
Mais les pourparlers n’ont rien donné jusqu’ici, le cheikh Assir continuant de réclamer, pour mettre fin au blocage de la route, un engagement du Hezbollah à remettre, à terme, ses armes à l’État libanais.
Le courant du Futur, qui partage la teneur du discours du dignitaire, rejette toutefois de manière catégorique la méthode qu’il utilise, celle consistant à bloquer des routes.
Un diplomate occidental a transmis dernièrement à un membre du gouvernement des informations démontrant que le cas Assir est d’ordre régional et non local, et que c’est donc un agenda extérieur qui le met en mouvement. Il faudrait traiter son cas en fonction de cette donnée-là. En conséquence, le diplomate a conseillé au ministre concerné de convoquer l’ambassadeur du pays qui soutient l’action du cheikh Assir et de réclamer l’aide de ce pays afin qu’il fasse pression sur le dignitaire et l’amène à abandonner son sit-in, ou du moins à faire en sorte de ne plus bloquer des routes.
À Saïda même, les pôles influents de la ville, irrités par l’échec des pouvoirs publics à trancher le cas Assir, ont décidé ces jours derniers de se mobiliser sérieusement contre ce phénomène. Auparavant, on avait recouru à des tentatives timides pour contrer l’action du dignitaire, mais elles étaient restées vaines.
Des contacts intensifs se sont déroulés entre la députée Bahia Hariri et le principal représentant du 8 Mars à Saïda, l’ancien parlementaire Oussama Saad, mais aussi avec d’autres personnalités sidoniennes. Le but est de tenir une réunion élargie à tous les pôles de la ville, en présence notamment de ses deux députés, Mme Hariri et Fouad Siniora, ainsi que de M. Saad.
Les pôles sunnites craignent, en effet, que le cas Assir ne se transforme en un fait accompli sur le terrain et qu’il ne fasse boule de neige, y compris dans d’autres régions à majorité sunnite du pays.
Quant au Hezbollah, il a tout fait jusqu’ici pour éviter d’entrer dans une confrontation directe, ou même une polémique verbale, avec le cheikh Assir et ses partisans. Soucieux d’empêcher toute friction entre chiites et sunnites, il a fait savoir qu’il tolérait le blocage par le cheikh d’une artère intérieure de Saïda, mais qu’en revanche il considérait que tout blocage de la route du littoral reliant Beyrouth au Liban-Sud au niveau de Saïda serait une « ligne rouge » à ne pas franchir.
Le Hezb a tenté, il est vrai, de mobiliser les sunnites du 8 Mars dans la ville, notamment l’Organisation nassérienne d’Oussama Saad, pour contrer le cheikh. Mais jusqu’ici, ces derniers se sont montrés plutôt réticents à tenir ce rôle, pour ne pas paraître faire le jeu du Hezbollah chiite contre un dignitaire sunnite. Ils ont donc préféré aller dans le sens d’une action concertée intersunnite afin d’isoler son mouvement.
Souhaitant tester leurs intentions, ainsi probablement que celles du 14 Mars, les partisans du cheikh Assir ont tenté ces deux derniers jours de prendre pied sur la route du littoral, où les forces de l’ordre sont massivement déployées, sans pour autant chercher à la bloquer jusqu’ici.
Les rixes qui ont opposé les partisans du cheikh intégriste Ahmad el-Assir à des habitants de Saïda, au cours des dernières trente-six heures, ont à nouveau braqué les projecteurs sur le mouvement entamé il y a près d’un mois par le dignitaire sunnite pour protester contre « l’hégémonie des armes » au Liban.Le cheikh Assir et ses partisans observent un sit-in qui bloque depuis le début une artère intérieure reliant la ville à sa campagne. Des négociations ont été menées par l’exécutif, via le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, pour venir à bout de cette action, à laquelle s’opposent l’ensemble des formations politiques essentielles présentes à Saïda, qu’elles soient du 14 ou du 8 Mars.Mais les pourparlers n’ont rien donné jusqu’ici, le cheikh Assir continuant de réclamer, pour...
commentaires (3)

L'avocat du Diable : Khod ba-a minnon ils m'appelent Assir ou minnon, wiz b3aynon, 3assir. Tous les barbus, divins se croient-ils, ou simples comme Moi, nous sortons, non de la cuisse droite de Jupiter, mais de la même école fanatique, qu'on nous appelle Salafistes ou Fakihistes. Pile ni7na ou Face hinnén. Les UNS, se meuvent, comme les taupes, sous la terre, et les Autres, tel ma7soubkon, comme les lièvres, sur terre, en plein soleil. A-al chou, mon cas se traite hors des frontières. Khalini idda7ak chwayé ! Léch leur cas où se traite-t-il ? Wilayet il Fakih bi Beyrouth ? A-al 3amal sakkir les routes 3alayhon ! Gharghrouni la7ata iddahak kamana chwayé ! Léch min mine t3alamna hal mihné ? É, saba2nakon 3al bwab ! A-al da2non kbiré ! Yia akhi izal issa bil d2ouné, É ana da2ni akbar biktor ! Bass ma bizra3a bi da2ni ANA !

SAKR LEBNAN

04 h 22, le 29 juillet 2012

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Commentaires (3)

  • L'avocat du Diable : Khod ba-a minnon ils m'appelent Assir ou minnon, wiz b3aynon, 3assir. Tous les barbus, divins se croient-ils, ou simples comme Moi, nous sortons, non de la cuisse droite de Jupiter, mais de la même école fanatique, qu'on nous appelle Salafistes ou Fakihistes. Pile ni7na ou Face hinnén. Les UNS, se meuvent, comme les taupes, sous la terre, et les Autres, tel ma7soubkon, comme les lièvres, sur terre, en plein soleil. A-al chou, mon cas se traite hors des frontières. Khalini idda7ak chwayé ! Léch leur cas où se traite-t-il ? Wilayet il Fakih bi Beyrouth ? A-al 3amal sakkir les routes 3alayhon ! Gharghrouni la7ata iddahak kamana chwayé ! Léch min mine t3alamna hal mihné ? É, saba2nakon 3al bwab ! A-al da2non kbiré ! Yia akhi izal issa bil d2ouné, É ana da2ni akbar biktor ! Bass ma bizra3a bi da2ni ANA !

    SAKR LEBNAN

    04 h 22, le 29 juillet 2012

  • Le type a commencé à atteindre une dimension Titanesque ! Les Titans étant des faux-frères guerriers, nous risquons de voir des conflits de TITANS...

    SAKR LEBNAN

    09 h 47, le 28 juillet 2012

  • Du désenchantement, on glisse actuellement au désabusement avec sa déplaisante amertume. Ensuite à la désespérance qui, si on n'y prend garde, serait de nature à insulter "le Futur", ce que, bien entendu, il est fortement déconseillé de faire aux "8 Malsains" pur jus, ces "humanoïdes" tristes comme après une "nuit d'amour" manquée avec la démocratie, puisque les disgrâces de la veille allaient ressurgir le lendemain : intactes ! Disgrâces d'abord des petites manigances de cette tribu, toutes tendances, couleurs et "idéologies ?" confondues. De ces pirouettes, changements de pied ou renversements d'alliances coupés de revirements saugrenus ! On n'y revient pas dans le détail, sinon pour se souvenir qu’on y perdrait, à les suivre, l'entendement. A moins que la rigolade ne prenne, irrépressible, cependant que chaque jour apporte son lot de leurs palinodies. Le pire est sans doute l'impudence avec laquelle ces "protagonistes FakîhàRiens" justifient leurs comportements, alors qu'ils viennent d'en condamner d'identiques émanant de leurs concurrents Salafistes. Et par cette assurance goguenarde avec laquelle ils informent que des accords n'engagent, comme de vulgaires promesses, que les signataires qui y croient. Soit, mais alors pourquoi piailler comme des Mères la Pudeur lorsqu'on en déchire certains et ricaner lorsqu'on en lacère d'autres, de la même encre, avec d’autres…. "(h)Amèèèrs et orangés".

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    04 h 51, le 28 juillet 2012

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