« Le Premier ministre nous a demandé lors d’une séance de négociation de suspendre la correction des examens officiels si nos demandes n’étaient pas satisfaites », a déclaré M. Gharib au journal as-Safir. « Lorsque le Premier ministre n’a pas rempli ses engagements, nous avons suspendu la correction des examens, a-t-il dit. Il s’est avéré que M. Mikati ne tient pas ses promesses. »
M. Gharib a souligné que son association recourra à l’escalade jusqu’à la satisfaction des demandes des enseignants. Il a également souligné que son mouvement est « indépendant et ne vise en aucun cas à porter atteinte au gouvernement ». Il vise plutôt à faire approuver une nouvelle échelle de traitements et de salaires dans le secteur public.
Le Conseil des ministres a réitéré mercredi sa mise en garde aux fonctionnaires leur rappelant que la loi leur interdit de faire la grève. « Il n’est pas permis de s’abstenir de corriger les copies d’examens et de paralyser la marche des administrations et établissements publics », souligne le communiqué, qui se fonde sur l’article 15 du statut des fonctionnaires.
De son côté, la Ligue des enseignants de l’enseignement de base a accusé le gouvernement de retarder l’approbation d’une nouvelle échelle de salaires et d’entraver l’action du ministre de l’Éducation Hassan Diab. Ce dernier avait en effet demandé au gouvernement de mettre à l’ordre du jour du Conseil des ministres l’avance qu’il avait réclamée à l’intention des enseignants, leur accordant les échelons auxquels ils avaient droit depuis le 1er janvier 2010. Demande qui est restée sans écho, selon la Ligue des enseignants.

