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Moyen Orient et Monde - Révolte

Les rebelles accusent Damas d’avoir transféré des armes chimiques

Le CNS dément accepter une transition dirigée par « une personnalité du pouvoir » ; les combats gagnent en intensité à Alep, Damas « sécurisée ».

Des rebelles à Alep marquent une pause dans les combats en participant à un « iftar ». Bulent Kilic/AFP

Les rebelles syriens ont accusé hier le régime d’avoir transféré des armes chimiques. L’Armée syrienne libre a ainsi affirmé que Damas avait « transféré certaines de ses armes (chimiques) et des équipements de mélange de composantes chimiques vers des aéroports à la frontière », sans élaborer ses assertions. Le régime avait reconnu lundi – pour la première fois – posséder un arsenal chimique et prévenu que ces armes non conventionnelles « ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère » et « jamais » contre la population, suscitant immédiatement des mises en garde cinglantes de la communauté internationale. La Russie, un important allié de la Syrie, a rappelé hier que Damas avait ratifié en 1968 le protocole de Genève de 1925 interdisant l’utilisation des armes chimiques. À ce titre, le ministère russe des Affaires étrangères a demandé à Damas de se conformer à ses engagements internationaux. De son côté, l’armée turque a envoyé à la frontière syrienne des équipes spécialisées dans le domaine des attaques à l’arme chimique, ont rapporté des médias turcs.
Sur le terrain, les violences ont fait près de 150 morts à travers le pays hier. Pour la cinquième journée consécutive, de violents combats se sont poursuivis dans plusieurs quartiers d’Alep. Des quartiers rebelles étaient mitraillés par des hélicoptères, selon l’OSDH et des habitants. Et dans la nuit, huit prisonniers ont été tués dans la répression d’une mutinerie dans la prison centrale de cette ville. Parallèlement, après une semaine de violents combats à Damas, les forces régulières ont pris d’assaut les quartiers de Qadam et Aassali, deux des dernières poches de résistance rebelles dans le sud de la capitale, toujours selon l’OSDH. La veille, l’armée avait repris le contrôle de la plus grande partie de la ville. En outre, selon des militants de Daraya, une ville en banlieue de Damas, les forces de sécurité loyalistes ont commis un massacre dans les champs entourant la cité. Ainsi, 24 corps ont été retrouvés, certains portant des marques de torture. En soirée, des militants ont rapporté que les forces gouvernementales ont tué une trentaine de personnes qui se rendaient à une mosquée à l’occasion des prières du ramadan, dans un village situé au nord-ouest de Hama. Et à Herak, dans la plaine du Hauran, au moins six enfants et quatre civils ont été tués par des bombardements de l’armée.
Par ailleurs, un sculpteur chrétien âgé de 46 ans, Waël Qastoun, est décédé sous la torture dans un centre de détention de Homs, a annoncé un collectif d’artistes, le Rassemblement des artistes et des créateurs de Syrie, sur sa page Facebook.
Sur les plans politique et diplomatique, le Conseil national syrien (CNS) a nié être disposé à accepter qu’une « personnalité du régime » dirige le pays durant une période de transition, comme l’avait affirmé un porte-parole de cette instance, Georges Sabra. Le CNS a publié un communiqué dans lequel il affirme qu’une personnalité de l’opposition, et non du pouvoir, sera chargée de superviser la transition, estimant que la fin du régime approche. « Nous pensons qu’il n’est pas trop tard pour que le régime d’Assad commence à programmer une transition qui permette de trouver un moyen de mettre fin à la violence », a déclaré pour sa part la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton.
Dans ce contexte, le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, est arrivé hier à Damas pour « évaluer » la situation, alors que la mission de supervision de l’ONU en Syrie (Misnus) a été prolongée vendredi pour une « ultime période de 30 jours ».
(Sources : agences et rédaction)
Les rebelles syriens ont accusé hier le régime d’avoir transféré des armes chimiques. L’Armée syrienne libre a ainsi affirmé que Damas avait « transféré certaines de ses armes (chimiques) et des équipements de mélange de composantes chimiques vers des aéroports à la frontière », sans élaborer ses assertions. Le régime avait reconnu lundi – pour la première fois – posséder un arsenal chimique et prévenu que ces armes non conventionnelles « ne seront utilisées qu’en cas d’agression étrangère » et « jamais » contre la population, suscitant immédiatement des mises en garde cinglantes de la communauté internationale. La Russie, un important allié de la Syrie, a rappelé hier que Damas avait ratifié en 1968 le protocole de Genève de 1925 interdisant l’utilisation des armes chimiques. À ce...
commentaires (1)

L'aveu de possession, bien que connue depuis longtemps, et la menace d'utilisation de telles armes est l'ERREUR Stratégique et Politique, qu'il ne fallait point commettre.

SAKR LEBNAN

00 h 21, le 25 juillet 2012

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Commentaires (1)

  • L'aveu de possession, bien que connue depuis longtemps, et la menace d'utilisation de telles armes est l'ERREUR Stratégique et Politique, qu'il ne fallait point commettre.

    SAKR LEBNAN

    00 h 21, le 25 juillet 2012

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