Selon Joumblatt, les données téléphoniques touchent à la sécurité de tous les Libanais.
Dans son article hebdomadaire paru aujourd’hui dans le quotidien al-Anba’ du Parti socialiste progressiste, le chef du Front de lutte nationale, le député Walid Joumblatt, s’est attardé sur la commémoration de la victoire contre Israël en 2006. Rappelant que « le PSP a joué un rôle pionnier dans la défense des habitants du Sud et la valorisation de la résistance face aux agressions israéliennes répétées », Walid Joumblatt a en même temps indiqué avoir demandé au secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah en 2006 « à qui il comptait dédier cette victoire, si ce n’est au seul État libanais, à travers une stratégie de défense nationale ».
En résumant le « parcours de lutte de Hassan Nasrallah pour la libération du Sud et la défense des droits des palestiniens », Walid Joumblatt a appelé le secrétaire général du Hezbollah à « prendre une position plus juste à l’égard du peuple syrien ». D’ailleurs, « il va sans dire que les habitants du Sud et du Liban resteront des résistants, indépendamment du destin du régime syrien (...) Mais ceux qui défendent les revendications palestiniennes de liberté et d’indépendance ne peuvent se positionner contre le peuple syrien aux demandes tout aussi justes », a-t-il ajouté. Dans une allusion au dernier discours en date de Hassan Nasrallah, Walid Joumblatt a signalé qu’il « aurait mieux valu ne pas faire de l’un des symboles du crime, de la répression et de la maltraitance (NDLR : Assef Shawkat) “un camarade d’armes” ». C’est par cette expression en effet que le leader chiite avait désigné les quatre hauts responsables syriens tués le 18 juillet dans l’attentat contre le bâtiment de sécurité nationale à Damas. Parmi ces responsables, Assef Chawkat, vice-ministre de la Défense et beau-frère du président syrien, dont Walid Joumblatt rappelle « la promotion à un grade militaire supérieur le 14 février 2005, le jour-même de l’assassinat de Rafic Hariri ». « Coïncidence étrange et louche », a commenté dans son article Walid Joumblatt.
Le dialogue et les télécommunications
S’agissant par ailleurs de la conférence de dialogue national, le leader druze a réitéré « la position constante du PSP en faveur du maintien du dialogue, qui est la seule voie de résolution des litiges politiques ». Il a rappelé dans ce cadre les trois objectifs de la conférence de dialogue, énoncés par le président de la République : les moyens de bénéficier des armes de la résistance (le Hezbollah) dans le cadre d’une stratégie de défense contrôlée par l’État; la résolution de la question des armes palestiniennes en dehors des camps de réfugiés; le traitement du problème des armes répandues dans les villes. En même temps, Walid Joumblatt a estimé nécessaire « de régler l’affaire relative aux données téléphoniques, tant elle touche à la sécurité de tous les Libanais, indépendamment de leur appartenance politique ». Cette question « doit être tranchée par la commission judiciaire spécialisée, de sorte à concilier les exigences sécuritaires de l’enquête et le respect des libertés privées ». Il a mis en garde en outre contre le risque d’attentats politiques, « qui représentent, à l’heure actuelle, un moyen de saboter la situation interne et semer la discorde. C’est pourquoi la coordination entre services de sécurité s’impose plus que jamais ».
En résumant le « parcours de lutte de Hassan Nasrallah pour la libération du Sud et la défense des droits des palestiniens », Walid Joumblatt a appelé...



Je crois que Mister Joumby Chameleon Beik n'a rien à reprocher a Nasrallah! Il n'a ni le bon profile ni les bonnes qualités. Monsieur Joumblatt qui s'est immiscé très profondément dans la crise des Syriens pensant d'être à la hauteur de rendre la monnaie de la pièce du régime, sait parfaitement que chacun récoltera le fruit de ce qu'il sème. J'espère pour lui qu'il a misé sur la bonne mule car cette fois-ci, je crois que le retournement de veste ne suffira plus...
11 h 34, le 24 juillet 2012