Coup de tonnerre pour Vettel. Le pilote Red Bull est rétrogradé à la cinquième place du GP d’Allemagne, après enquête. Il a écopé d’une pénalité de 20 secondes pour avoir été trop large lors d’un dépassement sur Jenson Button. Wolfgang Rattay/Reuters
Deux heures après l’arrivée, l’Allemand Sebastian Vettel (Red Bull), qui avait terminé 2e devant le Britannique Jenson Button (McLaren), grâce à un dépassement jugé litigieux au 66e tour, a été pénalisé de 20 secondes et a donc rétrogradé à la 5e place de cette course, menée quasiment de bout en bout par Alonso.
Pour remporter sa 30e victoire en F1, le double champion du monde espagnol a encore fait un sans-faute absolu, comme lors de ses deux précédentes victoires cette saison, en Malaisie et à Valence, devant son public, pour le GP d’Europe.
Alonso a mené la quasi-totalité de la course, sauf au moment de son premier arrêt au stand, au 18e tour, quand Vettel en a profité pour passer en tête pendant quelques minutes. « La pole position était importante. Nous n’étions peut-être pas les plus rapides aujourd’hui, mais j’ai réussi à garder ma place », a réagi Alonso sur le podium.
Le deuxième arrêt au stand a permis à Button de prendre provisoirement la 2e place à Vettel, ressorti juste derrière lui au bout de la ligne droite des stands, puis l’Allemand a repris cette 2e place au 66e tour, en sortant des limites de la piste.
« Les images parlent d’elles-même », a dit Button juste après l’arrivée. « Je ne savais pas si Jenson était à l’intérieur », a plaidé Vettel, encore très énervé par l’autre pilote McLaren, Lewis Hamilton, qui l’a doublé et perturbé, avant d’abandonner, alors qu’il avait un tour de retard sur lui.
« C’était une manœuvre stupide, car il n’était pas dans le même tour que nous », a jugé Vettel, pour qui l’intervention de Hamilton « a bien fait les affaires de Fernando (Alonso) ».
Cadeau d’anniversaire
Grâce aussi à la pénalité infligée à Vettel, qui a quand même pu profiter du podium, devant son public, à moins de 50 km de sa ville natale, Alonso fait la bonne affaire du jour : 44 points d’avance sur le double champion du monde en titre, soit presque l’équivalent de deux victoires, à mi-championnat.
Un quatrième champion du monde, le Finlandais Kimi Räikkönen (Lotus), a finalement complété le podium, deux heures après son arrivée à la 4e place, au terme d’une course solide entamée sur la 5e ligne de la grille de départ. L’autre Lotus de Romain Grosjean, parti de la 19e place sur la grille, a été abîmée dès le départ par un accrochage avec le Brésilien Bruno Senna (Williams), puis le Français s’est traîné jusqu’à l’arrivée (18e).
Hamilton, qui a crevé au 2e tour sur les débris de Grosjean et Senna, ou peut-être Felipe Massa (Ferrari), a été le seul des 24 pilotes à abandonner. C’était son 100e Grand Prix de F1 et il a arrêté les frais à dix tours de la fin, alors qu’il était 16e.
Dans le gros du peloton, une bagarre de tous les instants permet aux Sauber de prendre les 4e et 6e places devant les Mercedes des Allemands Michael Schumacher, 7e, et Nico Rosberg, parti 21e sur la grille et finalement 10e de son Grand Prix national.
Le prochain GP est prévu dimanche en Hongrie. Ce sera le jour du 31e anniversaire d’Alonso. Le natif d’Oviedo visera une 31e victoire en F1.
(Source : agences)
Les classements
Course
1. Fernando Alonso (Esp/Ferrari), les 306 km en 1h31’05’’862 (moyenne : 201,844 km/h)
2. Jenson Button (G-B/McLaren-Mercedes) à 6’’949
3. Kimi Räikkönen (Fin/Lotus-Renault) à 16’’409
4. Kamui Kobayashi (Jap/Sauber-Ferrari) à 21’’925
5. Sebastian Vettel (All/Red Bull-Renault) à 23’’732.
Classement des pilotes :
1. Fernando Alonso (Esp) 154
2. Mark Webber (Aus) 120
3. Sebastian Vettel (All) 110
4. Kimi Räikkönen (Fin) 98
5. Lewis Hamilton (G-B) 92
6. Nico Rosberg (All) 76
7. Jenson Button (G-B) 68
8. Romain Grosjean (Fra) 61
9. Sergio Perez (Mex) 47
10. Kamui Kobayashi (Jap) 33.
Classement des constructeurs :
1. Red Bull Racing 230 points
2. Scuderia Ferrari 177
3. McLaren Mercedes 160
4. Lotus 159
5. Mercedes AMG 105
6. Sauber 80.


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