Les Libano-Argentins Juan José Azar (à droite) et Diego Fernandez Abuchacha entourant la Mexicaine Maricruz Aguilar à Dhour Choueir.
La professeure Samira el-Jorr est très appréciée pour sa créativité rapprochant les élèves durant la classe: «Ils ont une grande volonté d’apprendre, et le fait qu’ils entendent l’alphabet arabe dans les milieux où ils vivent leur permet un plus rapide apprentissage. Ce cours est sans frontières, permettant aussi bien d’aborder les problèmes dans nos pays respectifs que les coutumes libanaises avec des termes propres comme “b’ghannej”. Diego commence aussi à lire et écrire, Juan compose déjà des phrases et Maricruz, qui n’a pas d’origines libanaises, fait beaucoup d’efforts pour que rien ne lui échappe.»
Diego Fernandez Abuchacha (originaire de Hanine, Nabatiyeh) travaille dans le télémarketing et il est membre de la Jucal (Jeunesse libano-argentine) à Rosario: «La langue est en général le pilier de la cuture et nous l’avons perdue à travers les générations. L’expérience que nous vivons est unique, certes on peut prendre quelques heures d’arabe en Argentine, mais là nous avons un cours intensif, qui plus est suivi par une pratique directe dans la rue!»
Juan José Azar (originaire de Aïn Ikrine, Amioun), conseiller informatique et également membre de la Jucal à Mar de Plata: «Le programme de langues est le plus important de tout le voyage car chacun peut venir et connaître le pays, mais rares sont ceux qui ont la chance d’apprendre l’arabe, et c’est fondamental pour mieux connaître le Liban.»
Maricruz Aguilar, publiciste à Puebla et correspondante de RJLiban au Mexique: «Un cours comme celui-là permet de retrouver les traces de l’identité libanaise, car visiter seulement le Liban ne suffit pas. Ça nous ouvre une grande porte pour connaître le cœur de la culture libanaise, écouter des chansons, l’hymne national, et se rapprocher du peuple libanais.»


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