Haniyeh salue la rencontre Morsi-Mechaal
Le chef du gouvernement Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, s’est félicité hier de la rencontre entre le président égyptien Mohammad Morsi et le chef du mouvement islamiste palestinien, Khaled Mechaal, une première entre l’Égypte et le Hamas. « Le printemps arabe continuera jusqu’à l’effondrement de tous les piliers de l’oppression et de la tyrannie », a prédit M. Haniyeh, affirmant que « le temps du règne par la contrainte est révolu et celui du califat bien guidé va s’ouvrir ». Le départ sous la pression populaire de M. Moubarak en février 2011 puis l’annonce en juin 2012 de l’élection de M. Morsi ont été célébrés dans la liesse à Gaza par le Hamas.
Ramadan
Près de 100 000 fidèles sur l’esplanade des Mosquées
Près de 100 000 fidèles musulmans se sont rendus hier dans la Vieille Ville de Jérusalem pour participer à la prière du premier vendredi du ramadan, a annoncé le porte-parole de la police israélienne, Micky Rosenfeld. La police et l’armée israéliennes ont levé les restrictions habituelles à l’accès de Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem-Est à cette occasion, mais imposé une limite d’âge pour les hommes de 40 ans minimum. De son côté, l’armée israélienne a annoncé dans un communiqué des allègements à l’occasion du ramadan, notamment aux points de passage de Cisjordanie, et des permis d’entrée en Israël pour 500 Palestiniens détenteurs de passeports étrangers, par jour, via le poste-frontière d’Allenby avec la Jordanie.
Tunisie
Prison avec sursis pour la mère de Bouazizi
La mère de Mohammad Bouazizi, le vendeur ambulant dont le suicide a déclenché la révolution en Tunisie, a été condamnée hier à quatre mois de prison avec sursis et libérée après une semaine en détention, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice. Manoubia Bouazizi a été condamnée pour avoir insulté un fonctionnaire, a précisé Mondher Bedhiafi, représentant du ministère de la Justice. Mohammad Bouazizi, 26 ans, s’est immolé par le feu le 17 décembre devant les bureaux du gouverneur de Sidi Bouzid pour protester contre les multiples saisies musclées par la police des denrées qu’il vendait sans permis pour faire vivre les siens. Sa mort a déclenché un large mouvement populaire qui a mené à la chute de Ben Ali, sa fuite en Arabie saoudite et au début du printemps arabe.
Nucléaire nord-coréen
Pyongyang évoque un « réexamen entier de la question »
La Corée du Nord a déclaré hier ne pas avoir d’autre choix que de « réexaminer entièrement » la question du nucléaire, selon l’agence officielle KCNA. Le communiqué ne précise pas en quoi consiste cette révision des questions nucléaires. Par ailleurs, Pyongyang avait présenté jeudi lors d’une conférence de presse un Nord-Coréen passé au Sud, revenu dans son pays natal pour faire exploser des statues des deux anciens dirigeants du pays, dans le cadre d’une mission organisée par les services secrets sud-coréens selon le Nord. Les services secrets sud-coréens ont nié en bloc ces accusations vendredi, indiquant qu’il s’agissait de « propagande dénuée de fondement ». Séoul a en revanche confirmé que l’homme présenté lors de la conférence à Pyongyang était bien un Nord-Coréen passé au Sud en 2010.
Mali
Entente parfaite des islamistes sous la houlette d’el-Qaëda
Les groupes islamistes armés qui occupent et se partagent le nord du Mali depuis fin mars agissent en parfaite coordination sous la houlette d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI), maître du jeu dans la région, selon des informations concordantes. Ansar Dine (défenseurs de l’islam), le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et AQMI occupent et contrôlent les trois grandes villes et régions administratives du nord du Mali, Gao, Tombouctou et Kidal. Dans chacune d’elles, la branche maghrébine d’el-Qaëda est omniprésente. La force d’AQMI, issue du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) algérien, réside dans sa parfaite connaissance du nord du Mali où elle est implantée depuis au moins cinq ans, l’excellente formation de ses combattants et l’argent provenant de rançons obtenues en échange de la libération des otages qu’elle enlève et de divers trafics dans les pays du Sahel.
Société
Les soldats US en uniforme autorisés à défiler dans la gay pride
Le Pentagone a autorisé pour la première fois des soldats américains en uniforme à défiler ce week-end dans une gay pride à San Diego en Californie, reflétant le changement radical de cette institution qui, pendant longtemps, a exclu ses membres ouvertement homosexuels. Le mois dernier, le Pentagone avait organisé pour la première fois une cérémonie modeste mais pleine d’émotion à l’occasion de la gay pride, moins d’un an après que l’armée américaine eut levé l’interdiction des soldats ouvertement homosexuels dans ses rangs. La politique du « don’t ask don’t tell », qui a prévalu pendant près de 20 ans sur la question de l’homosexualité dans les forces armées, a pris fin en septembre dernier, marquant un véritable tournant dans la défense des droits des homosexuels.
Russie
« Prière punk » contre Poutine : le procès des Pussy Riot s’ouvre
La justice russe a ouvert hier le procès de trois jeunes femmes, membres du groupe de punk Pussy Riot, en détention depuis plus de quatre mois pour une « prière punk » anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, et qui encourent 7 ans de prison pour « hooliganisme ». Cette prière anti-Poutine a suscité de nombreuses réactions de désapprobation, dans un pays qui a connu depuis la chute du régime soviétique en 1991 un renouveau religieux. Même le parquet a fait référence à des termes religieux en parlant, dans l’acte d’accusation, d’un « sacrilège » commis par les trois jeunes femmes, qui avaient « insulté » et « infligé des blessures morales profondes à des chrétiens orthodoxes ».
Zimbabwe
L’UE fait miroiter une levée des sanctions, sauf contre Mugabe
L’UE envisage de lever une grande partie des sanctions contre le Zimbabwe, à l’exception de celles visant son président Robert Mugabe, une fois que le pays aura organisé un référendum constitutionnel, a-t-on appris hier de sources diplomatiques européennes. Le projet de nouvelle Constitution, qui vient d’être rédigé, doit encore être débattu au Parlement et enfin approuvé par référendum, avant la tenue d’élections. Aucune date n’a encore été fixée pour le référendum, mais certains parient sur le mois d’octobre. Le Zimbabwe est aussi sous le coup d’un embargo de l’UE sur les armes et sur les équipements susceptibles de servir à la répression interne.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef