Nouvelle manifestation pour le départ du président Ould Abdel Aziz
Plusieurs milliers d’opposants mauritaniens ont manifesté à Nouakchott pour réclamer le départ du président Mohammad Ould Abdel Aziz qu’ils accusent de « despotisme et mauvaise gestion », a constaté un journaliste de l’AFP. La manifestation, à l’appel de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), a eu lieu au centre de la capitale et s’est achevée tard mercredi soir. L’opposition poursuit depuis le 2 mai un mouvement de protestation avec des marches, meetings et sit-in pour pousser au départ le président Ould Abdel Aziz, ex-général élu en 2009 pour un mandat de cinq ans, après avoir renversé en 2008 le premier président élu démocratiquement de Mauritanie, Sidi Ould Cheikh Abdallahi. Le mouvement, qui s’inscrit dans le cadre du printemps arabe, est rejeté par les partisans de Ould Abdel Aziz qui affirment que seul le verdict des urnes pourra le faire partir au terme de son mandat légal.
Maroc
Un militant du Mouvement du 20 février condamné à 4 ans de prison
Un militant du Mouvement du 20 février, Abdelhalim Bekkali, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour avoir participé récemment à des manifestations réclamant des réformes politiques, a indiqué hier une source judiciaire. Son avocat, Abdelmajid Azeryah, a toutefois jugé que « les conditions d’un procès équitable n’ont pas été respectées ». Au cours de ce même procès, un autre militant, Abdelhalim Ettalii, 23 ans, a été condamné à deux ans de prison ferme pour les mêmes motifs. M. Ettalii militait au sein du 20 février, né dans le tumulte du printemps arabe et qui appelle notamment à une limitation des pouvoirs de la monarchie. Selon le représentant de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) à el-Hoceima, une vingtaine de militants de ce mouvement sont actuellement en prison dans cette région du nord du royaume.
Yémen
Le président Mansour Hadi appelle l’Iran à cesser ses ingérences
Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a appelé l’Iran à cesser de s’ingérer dans les affaires de son pays où des informations de presse ont fait hier état du démantèlement d’ « un réseau iranien d’espionnage », opérant « depuis sept ans (...), sous la direction d’un ancien dirigeant des gardiens de la révolution », l’armée d’élite du régime iranien. Ces accusations ont aussitôt été rejetées par Téhéran. Par ailleurs, un chef de la police yéménite a été tué hier dans l’explosion d’un engin placé dans sa voiture à Aden, principale ville du sud du Yémen, a indiqué une source policière qui a accusé el-Qaëda et rappelant que l’officier avait échappé à quatre tentatives d’assassinat à Aden et dans la province voisine de Lahj où il était en poste auparavant. Les autorités yéménites pourchassent les insurgés d’el-Qaëda, qui ont été chassés à la mi-juin de leurs principaux bastions dans la province sudiste d’Abyane au terme d’une offensive menée pendant un mois par l’armée.
Golfe
Une ONG forme un collectif d’avocats pour la défense de militants
Le Forum des associations civiles du Golfe, une ONG de libéraux, a annoncé hier la formation d’un collectif d’avocats pour défendre les militants des droits de l’homme arrêtés dans des pays du Golfe. Ce collectif de huit membres invite les six membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG – Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman et Qatar) à faciliter la tâche du collectif. Selon le communiqué, les monarchies du CCG ont été touchées par la vague de manifestations du printemps arabe et des militants se sont mobilisés pour réclamer plus de droits ainsi qu’une plus large participation à la vie politique. Mais ces revendications ont été accueillies par des mesures répressives, dont des arrestations pour de longues périodes sans procès ni charges, et un usage excessif de la force.
Koweït
Formation d’un nouveau gouvernement sans grand changement
L’émir du Koweït, cheikh Sabah al-Ahmad al-Sabah, a annoncé hier la formation, par décret, d’un nouveau gouvernement dans lequel la plupart des ministres du cabinet sortant ont été reconduits. Le gouvernement de 14 membres, que préside de nouveau le Premier ministre cheikh Jaber Moubarak al-Sabah, doit être un cabinet temporaire avec la mission de dissoudre le Parlement et de superviser dans les prochains mois des élections. Le précédent gouvernement, dirigé aussi par cheikh Jaber, avait démissionné le 25 juin quatre mois après sa formation, à la suite de la décision de la Cour constitutionnelle d’invalider le Parlement élu en février et dominé par l’opposition, et de rétablir la précédente Chambre. Il s’agit du dixième gouvernement à être formé au Koweït depuis 2006.
Bahreïn
Arrestation d’un suspect recherché pour des actes « terroristes »
Dans une déclaration publiée hier, le chef de la sécurité publique à Bahreïn a annoncé l’arrestation d’un suspect recherché pour des actes « terroristes » dans ce pays du Golfe secoué par des troubles. Le suspect, Hussein Issa Adam, figure sur une liste de 20 personnes recherchées pour des « actes terroristes » ayant blessé des policiers et des civils, a ajouté le général Tarek el-Hassan, cité par l’agence officielle BNA. Les autorités accusent de jeunes protestataires chiites qui manifestent quasi quotidiennement dans les villages autour de Manama d’avoir recours à des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. La tension reste vive à Bahreïn après la répression en mars 2011 d’un mois de protestations antigouvernementales animées par des chiites, majoritaires dans ce pays gouverné par une dynastie sunnite. Selon Amnesty International, 60 personnes ont été tuées depuis le début de la révolte.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef