Dans ce contexte de troubles sociaux et confessionnels face à l’inertie officielle et la surenchère politique, la situation en Syrie constitue un facteur de déstabilisation non négligeable, surtout qu’elle s’installe dans la durée. Le dernier développement qui pourrait avoir une incidence importante sur l’intérieur libanais est l’entrée en jeu des camps palestiniens en Syrie dans le conflit en cours. Presque exclusivement peuplés de sunnites, les camps palestiniens de Syrie commencent à participer à la bataille interne et risquent d’avoir un impact destructeur, notamment dans la lutte confessionnelle qui se joue dans ce pays. C’est pourquoi les autorités syriennes songeraient à les pousser au départ soit vers la Jordanie, soit vers le Liban, dans le but de désamorcer cette bombe éventuelle.
Le rapport de sécurité rappelle à cet égard que l’incident qui s’est produit à Nahr el-Bared, il y a près de trois semaines, entre des soldats de l’armée et des éléments palestiniens n’était pas dû au hasard. En réalité, les Palestiniens voulaient pousser l’armée hors du camp de Nahr el-Bared qui abrite une crique, laquelle sert de port pour le trafic d’armes vers la Syrie. L’idée était donc de protester contre les mesures qualifiées de drastiques de l’armée aux entrées du camp pour l’empêcher de regarder de trop près ce qui se passe dans cette crique.
Par ailleurs, le rapport sécuritaire fait état d’un trafic régulier d’armes de la Libye vers le Liban et ensuite vers la Syrie. Selon le rapport, les armes arriveraient en pièces détachées et seraient rassemblées par des techniciens spécialisés. À ce sujet, le rapport révèle qu’une des personnes arrêtées par les services libanais avait installé un poste d’observation sur la route du Cocodi, peu avant l’aéroport. Ce qui permet de croire que ce lieu est aussi un point de passage important pour les armes et les combattants.
Le nouvel élément important repris dans le rapport porte sur les foyers d’el-Qaëda et de ses alliés islamistes au Liban. Jusqu’à récemment, ceux-ci étaient essentiellement installés dans les camps palestiniens, à Aïn el-Héloué notamment, où Isbet el-Ansar a encore un gros noyau. Mais depuis quelque temps, ces groupes sont en train de s’installer à Tripoli, au Akkar et dans certains quartiers à Beyrouth. Certes, pour ces groupes, le Liban est encore une base arrière et le plan actuel n’est pas de le transformer en scène de confrontation, mais leur présence n’en est pas moins un facteur de déstabilisation. D’ailleurs, des services de renseignements européens ont alerté les services libanais sur le voyage de 12 Libanais pour l’Afghanistan. Les services libanais font leur travail de surveillance, mais les tensions politiques leur lient de plus en plus les mains. Le rapport précise que les islamistes de Libye sont très actifs en direction du Liban et considèrent ce pays comme une étape vers la Syrie où ils souhaitent aider les combattants islamistes contre le régime. Si, jusqu’à présent, la situation reste acceptable, les activités des cellules islamistes étant essentiellement concentrées sur le terrain syrien, cette présence peut se transformer en bombe à retardement si les autorités libanaises restent aussi laxistes et continuent à se cacher la tête dans le sable, rassurées par les affirmations internationales d’appui à la stabilité du Liban... Il ne s’agit certes pas de jouer les Cassandre, mais en cette période particulièrement sensible, les Libanais sont appelés à une vigilance extrême, alors que les institutions publiques sont paralysées par les conflits internes et les considérations électorales qui hantent la classe politique dans son ensemble.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Tres cher Scarlett, les Cassandres nous les avons joues depuis belle lurettes!!! Lorsque la plupart des partisans de la democracie et du "Liban d'abord", dans votre journal, ICI, n'arretaient pas de hurler haut et fort qu'il faut a tout prix que les armes, toutes les armes, soient remisent aux mains de l'armee, d'autre nous sortaient des excuses "resistantes" a l'odeur de traitrise n'arretant pas de nous rabattre les oreilles avec le danger Israel, comme quoi si l'armee detenait cet arsenal nous serons defaits, mais entre les mains du Hezbollah, tout va pour le mieux madame la marquise! Eh non, voila que tout va tres mal, le Liban s'enfonce dans le marasme et s'approche a grand pas vers de nouveaux risques grave allant des problemes economiques (La plus mauvaise gestion des affaires publiques jamais vu dans l'histoire du [pays), aux problemes sociaux (Comunautarismes encore plus prononce, clientelisme, corruption, etc...) aux risques de guerre civiles qui n'en sera plus une une fois le processus mis en marche. Il ne nous reste plus qu'a esperer que St Charbel et tous les autres saint Libanais prient suffisement fort pour nous sortir de cette situation.
09 h 06, le 16 juillet 2012