« Au nom de ce gouvernement, de tous les membres de ce gouvernement, disons les choses clairement : nous tenons à ce qu’une vie religieuse juive, à ce qu’une vie religieuse musulmane soient possibles en Allemagne », a déclaré Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel. C’est la première fois que M. Seibert prend la parole à ce sujet depuis que le tribunal de Cologne a rendu publique, fin juin, une décision qui pourrait faire jurisprudence et assimile la circoncision religieuse d’un enfant à une atteinte corporelle, passible de poursuites pénales. « La liberté des activités religieuses est à nos yeux un droit auquel nous sommes très attachés », a ajouté M. Seibert, jugeant « urgent de rétablir un climat juridique pacifié » à ce sujet. Dans un tweet écrit quelques minutes après la fin de son point de presse, M. Seibert s’est montré encore plus clair : « Les circoncisions des garçons ne doivent pas pouvoir faire l’objet de poursuites pénales. »
Depuis l’annonce de la décision de Cologne, la polémique est très vive dans un pays qui compte quelque 4 millions de musulmans et une communauté juive de plus de 200 000 personnes. Plusieurs organisations juives et musulmanes européennes se sont en outre tournées vers le Parlement allemand afin qu’il légifère rapidement. Ces organisations, bien que peu représentatives, affirment avoir alerté des députés européens d’Allemagne, Finlande, Belgique et Pologne. Israël, qui a noué d’étroites relations diplomatiques avec l’Allemagne, observe avec attention l’évolution du débat. De source diplomatique allemande, le jugement est considéré comme un « désastre » pour l’image du pays, notamment au regard de son lourd passé national-socialiste.
Hier, le ministère de la Justice a indiqué vouloir procéder à « un examen juridique approfondi » de la décision de Cologne, faisant état de « trois options » pour une éventuelle loi. À la question de savoir dans quels délais le problème pourrait être réglé, le porte-parole de la chancelière a précisé : « Cela ne doit pas traîner. »
(Source : AFP)


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La liberté des activités religieuses, aux yeux de tout le monde est, certainement, un droit universel inaliénable. Mais le droit d'un enfant à son intégrité physique n'est pas moins inaliénable et aucune autorité, quelle qu'elle soit, ne devrait pouvoir le lui ôter. La circoncision rituelle tout comme l'excision sont des mutilations barbares d'une autre ère qu'il faut combattre et sanctionner. Un autre rituel, pratiqué pendant mille ans en Chine a heureusement disparu, encore une mutilation, qui consistait à envelopper les pieds des filles nouveau-nées de bandages serrés afin de les rendre aussi petits que possible!
01 h 10, le 15 juillet 2012