Le bras de fer entre Lance Armstrong et l’agence américaine antidopage (Usada) a connu un nouveau développement, symptomatique de la situation dans laquelle semble se trouver le septuple vainqueur du Tour de France.
OLJ /
le 11 juillet 2012 à 01h40
En effet, les avocats du coureur cycliste ont décidé de déposer une plainte en justice contre l’Usada. La raison évoquée ? « La procédure entamée par celle-ci n’est pas une procédure juste et la vérité n’est visiblement pas le but de l’Usada », ont argumenté les défenseurs d’Armstrong. Autrement dit, ils affirment que le mode de fonctionnement de l’agence ne permettra pas à leur client d’avoir un procès équitable et que donc celle-ci n’est pas compétente pour statuer sur son cas. Pour rappel, l’Usada a donné la semaine dernière son feu vert officiel quant au lancement d’une procédure disciplinaire visant le Texan et cinq autres de ses anciens collaborateurs, dont son directeur sportif Johan Bruyneel et son ex-préparateur physique, Michele Ferrari.
Une plainte rejetée sans ménagement Par le biais de cette action en justice, les avocats d’Armstrong espéraient ainsi mettre un terme à cette procédure. Une tentative soldée pour l’instant par un échec puisque le juge Sam Sparks a rejeté le document de 80 pages déposé par les avocats d’Armstrong à Austin, au Texas. Un rejet que le juge a justifié dans des termes assez durs : « Cette cour n’est pas encline à s’adonner aux désirs de publicité et de diffamation de ses accusateurs exprimés par Lance Armstrong au fil de 80 pages inutiles à étayer des faits pertinents quant à ses revendications. » Néanmoins, malgré cet échec, Tim Herman, l’un des avocats de l’ancien coureur, a déjà affirmé son intention de redéposer la plainte dans les prochains jours, afin que « celle-ci corresponde à ce que veut le juge Sparks ».
Aveu de faiblesse De son côté, Travis Tygart, le président de l’Usada, a fait part de sa sérénité au sujet de l’action tentée par Armstrong. « L’Usada a été construite par des athlètes sur les principes d’équité et d’intégrité. Nous sommes confiants dans le fait que les tribunaux continueront à maintenir les règles établies dans le respect des droits constitutionnels et conçues de manière à protéger les droits des athlètes propres et l’intégrité du sport. » Cette affaire n’a donc sans doute pas fini de rebondir. Mais aux yeux de certains, le fait même qu’Armstrong tente tout pour stopper la procédure à son encontre apparaît déjà comme un premier aveu de faiblesse. Et ce, qu’il soit dans son droit ou pas. Sauf que sur ce dernier point, ce sera à la justice américaine de trancher lorsque les défenseurs du septuple vainqueur du Tour se représenteront avec une nouvelle plainte...
En effet, les avocats du coureur cycliste ont décidé de déposer une plainte en justice contre l’Usada. La raison évoquée ? « La procédure entamée par celle-ci n’est pas une procédure juste et la vérité n’est visiblement pas le but de l’Usada », ont argumenté les défenseurs d’Armstrong. Autrement dit, ils affirment que le mode de fonctionnement de l’agence ne permettra pas à leur client d’avoir un procès équitable et que donc celle-ci n’est pas compétente pour statuer sur son cas. Pour rappel, l’Usada a donné la semaine dernière son feu vert officiel quant au lancement d’une procédure disciplinaire visant le Texan et cinq autres de ses anciens collaborateurs, dont son directeur sportif Johan Bruyneel et son ex-préparateur physique, Michele Ferrari.Une plainte rejetée sans ménagementPar le...
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