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Moyen Orient et Monde - Mali

« Il n’y a pas de patrimoine mondial. Ça n’existe pas »

Ansar Dine continue à détruire des mausolées à Tombouctou.

Les 1er et 2 juillet, Ansar Dine avait déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou. François Xavier Marit/Archives/AFP

Les islamistes qui occupent Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, y ont poursuivi hier la destruction de mausolées de saints musulmans situés dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville classée patrimoine mondial en péril.
Armés de haches, de pioches et de burins, les hommes du groupe armé Ansar Dine, maître de la ville depuis plus de trois mois, se sont acharnés contre deux mausolées en terre de la mosquée de Djingareyber qu’ils ont « totalement » détruits, selon des témoins. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou avec celles de Sidi Yahia et Sankoré, toutes trois classées par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, aujourd’hui en péril. « Les deux mausolées jouxtent la partie ouest du mur externe de la grande mosquée et les islamistes ont des houes, des burins, ils tapent fort sur les mausolées qui sont en terre calcaire. Ils disent qu’ils vont tout détruire », a affirmé un proche de l’imam de la mosquée. Selon un autre témoin, les islamistes, aux cris d’« Allah Akbar » (Dieu est grand), « s’acharnent sur les mausolées de la mosquée qui font partie des plus importants de Tombouctou ». Il a ajouté qu’ils sont « nombreux et ont coupé les deux principales routes menant à la mosquée ». Ce témoin a affirmé que les islamistes ont demandé à une équipe de la chaîne de télévision du Qatar al-Jazira présente à Tombouctou « de filmer la scène ».
Les 1er et 2 juillet, Ansar Dine avait déjà détruit sept des seize mausolées de Tombouctou et brisé la porte sacrée de la mosquée Sidi Yahia, provoquant l’indignation au Mali et à l’étranger. Les destructions avaient été interrompues, mais Ansar Dine avait promis qu’elles reprendraient. Ville mythique aux « 333 saints », ancienne métropole culturelle et intellectuelle du Sahara, Tombouctou abrite également des dizaines de milliers de manuscrits inestimables, dont certains remontent au XIIe siècle, d’autres de l’ère préislamique.
Un proche du porte-parole d’Ansar Dine à Tombouctou a déclaré hier que « désormais, dès que les étrangers vont parler de Tombouctou », les islamistes s’attaqueront à tout ce qu’on appelle « patrimoine mondial ». « Il n’y a pas de patrimoine mondial. Ça n’existe pas. C’est pour nous les musulmans. Les cafres (infidèles) ne doivent pas se mêler de nos affaires », a pour sa part affirmé un jihadiste tunisien se présentant comme Ahmad, membre du « comité média » des islamistes dans le nord du Mali. « Nous allons tout détruire, même si les mausolées sont à l’intérieur des mosquées, et après nous allons détruire les mausolées qui sont dans la région de Tombouctou », a-t-il affirmé. D’autres mausolées sont notamment situés à Araouane et Gassra-Cheick, deux localités de la région de Tombouctou.
Les trois villes et régions administratives du nord du Mali, Tombouctou, Gao et Kidal, qui représentent plus de la moitié du territoire malien, sont occupées depuis fin mars/début avril par Ansar Dine et un autre groupe armé islamiste, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), alliés d’el-Qaëda au Maghreb islamique (AQMI). Ces groupes, qui ont évincé la rébellion touareg de la région, entendent imposer la charia dans tout le Mali. Ils ont déjà commencé à le faire dans le Nord où les femmes doivent porter le voile et où les buveurs d’alcool, les fumeurs et les couples illégitimes sont fouettés régulièrement en public.
Au niveau diplomatique, le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, a estimé hier à Alger que l’Algérie peut « faciliter » la résolution de la crise au Mali voisin, « à travers notamment son rôle parmi les pays du champ (Algérie, Mali, Niger et Mauritanie) ».
(Source : AFP)
Les islamistes qui occupent Tombouctou, dans le nord-ouest du Mali, y ont poursuivi hier la destruction de mausolées de saints musulmans situés dans l’enceinte de la plus grande mosquée de la ville classée patrimoine mondial en péril.Armés de haches, de pioches et de burins, les hommes du groupe armé Ansar Dine, maître de la ville depuis plus de trois mois, se sont acharnés contre deux mausolées en terre de la mosquée de Djingareyber qu’ils ont « totalement » détruits, selon des témoins. Djingareyber est l’une des trois principales mosquées de Tombouctou avec celles de Sidi Yahia et Sankoré, toutes trois classées par l’Unesco au patrimoine de l’humanité, aujourd’hui en péril. « Les deux mausolées jouxtent la partie ouest du mur externe de la grande mosquée et les islamistes ont des houes, des burins,...
commentaires (4)

C'est le propre du barbare de détruire ce qu'il ne peut comprendre.

Yves Prevost

12 h 09, le 11 juillet 2012

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Commentaires (4)

  • C'est le propre du barbare de détruire ce qu'il ne peut comprendre.

    Yves Prevost

    12 h 09, le 11 juillet 2012

  • Ansar sunnat eddine de son vrai nom est finance par les bansaoud et le qatar, aussi bien que le boko haram nigerian et bien au dela , tout pres de chez nous, faut pas se leurrer, les destructions culturelles encore plus mortelles que physiques parce qu'elles sont la preuve de notre passage sur terre doivent etre combattu avec toute la resistance que notre conscience morale peut permettre. Et d'integrite aussi , Une fois.

    Jaber Kamel

    09 h 26, le 11 juillet 2012

  • Quand par verdict divin, du sein nu de sa mère, __ Le singe hominidé sur les arbres naquit, __ Par l'intervention d'une assistance arbitraire, __ Contre l'arrêt divin, au sol il descendit.

    SAKR LEBNAN

    09 h 23, le 11 juillet 2012

  • Cela ne suffit pas que ce pays etait deja mal economiquement, il ne lui maquait plus que des fous furieux pour detruire ce qui reste de leur heritage culturel. KJe me demande quelle histoire vont ils enseigner a leur enfants!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 58, le 11 juillet 2012

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