Le tribunal administratif de Bahreïn a prononcé hier la dissolution d’un groupe de l’opposition chiite, l’Association de l’action islamique, a indiqué une source judiciaire. Le tribunal a estimé que le groupe politique avait violé à plusieurs reprises la loi sur les associations, notamment pour n’avoir pas tenu de congrès pendant quatre ans, pour absence de documents comptables sur les finances du mouvement et pour la promotion d’« une idéologie appelant ouvertement à la violence ». La plainte contre l’Association de l’action islamique avait été introduite devant le tribunal administratif par le ministère de la Justice après la mise sous séquestre de son siège pendant la contestation chiite de 2011. Dans le même temps, le secrétaire général du groupe, Mohammad Ali Mahfouz, et plusieurs de ses cadres ont été condamnés à de lourdes peines de prison avec d’autres opposants pour « complot en vue de renverser le régime et incitations aux violences ». La décision du tribunal administratif a été dénoncée par l’opposition chiite, notamment le puissant parti Wefaq, qui y a vu une « violation de la Constitution et du droit d’association et d’action politique ». L’Association de l’action islamique est l’héritière du Front islamique de libération de Bahreïn, accusé d’être impliqué dans une tentative de putsch en 1981. Cette association a boycotté le scrutin de 2002 et n’a obtenu aucun élu en 2006, avant de participer au mouvement de contestation des chiites qui a débuté en février 2011 dans le sillage du printemps arabe. Par ailleurs, un tribunal de Bahreïn a condamné hier le militant chiite des droits de l’homme Nabil Rajab à trois mois de prison pour des propos sur Tweeter jugés insultants pour des sunnites. M. Rajab, qui dirige le Bahrain Centre for Human Rights, est poursuivi dans trois autres affaires, notamment pour participation à des manifestations interdites et pour insulte aux forces de l’ordre. (Source : AFP)
Le tribunal administratif de Bahreïn a prononcé hier la dissolution d’un groupe de l’opposition chiite, l’Association de l’action islamique, a indiqué une source judiciaire. Le tribunal a estimé que le groupe politique avait violé à plusieurs reprises la loi sur les associations, notamment pour n’avoir pas tenu de congrès pendant quatre ans, pour absence de documents comptables sur les finances du mouvement et pour la promotion d’« une idéologie appelant ouvertement à la violence ». La plainte contre l’Association de l’action islamique avait été introduite devant le tribunal administratif par le ministère de la Justice après la mise sous séquestre de son siège pendant la contestation chiite de 2011.Dans le même temps, le secrétaire général du groupe, Mohammad Ali Mahfouz, et plusieurs de ses cadres...
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