Andy Murray n’est pas encore le premier Britannique de l’ère Open à décrocher un titre en grand chelem. L’Écossais échoue pour la quatrième fois en finale, comme son entraîneur Ivan Lendl. La faute à Roger Federer, référence ultime dans les tournois majeurs. Une maigre consolation pour lui. Glyn Kirk/AFP
Un grand pas dans la bonne direction
Sa prestation de dimanche à Wimbledon lui apportera un peu plus de popularité qu’il n’en avait déjà en étant le premier Britannique à jouer la finale londonienne depuis 1938. Mais cela ne le consolera pas tout de suite. « L’ambiance était superbe, une des plus belles que j’ai connues. J’espère que les gens ont apprécié même si j’ai perdu. Je crois que j’ai joué un bon match, estimait-il encore la tête dans cette rencontre. Il y a eu beaucoup d’échanges accrochés, des jeux serrés, des balles de break des deux côtés. Roger a joué un tennis incroyable, surtout après la fermeture du toit, dans les deux derniers sets. Il a alors servi beaucoup mieux. Il continue à jouer un tennis extraordinaire. » Face à ce joueur qu’il connaît très bien pour l’avoir battu huit fois sur quinze avant ce jour, Murray savait qu’en grand chelem, au meilleur des cinq sets, Federer n’est pas le même joueur. Encore plus avec des conditions de jeu indoor.
En extérieur, Murray avait déjà apprécié le phénomène à deux reprises en perdant les finales de l’US Open 2008 et de l’Open d’Australie 2009 face au Suisse, avant de perdre sa troisième face à Novak Djokovic à Melbourne en 2011. « C’est la meilleure des quatre finales que j’ai jouées. C’était un match long. J’ai eu des opportunités, même dans les deux derniers sets. Je n’ai pas donné de mauvais jeux, j’ai pris la plupart du temps les bonnes décisions. Je me sentais plus à l’aise le matin qu’avant mes autres finales. » Tout n’est pas si négatif pour l’Écossais qui affirme ne pas cesser de progresser. « Je vais travailler dur, essayer encore et encore... Bon, là, j’ai des douleurs partout. Vous ne me verrez pas sur un court la semaine prochaine. Mais je serai là pour le tournoi olympique. J’y crois encore. Je vois cette finale comme un grand pas dans la bonne direction. » À 25 ans, ce serait dommage de penser le contraire. Federer est encore là pour témoigner dans ce sens. À sa manière, Lendl aussi.



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