Après des années de psychodrames et de frustrations, les basketteurs français vont repasser sous les anneaux. Pour la septième fois de leur histoire. Et la première depuis Sydney en 2000 où ils avaient, comme en 1948, décroché l’argent, battus en finale par les États-Unis qu’ils retrouvent dès le match d’ouverture cette année avant l’Argentine, la Tunisie et deux qualifiés.
Avoir raté les Jeux d’Athènes et de Pékin a décuplé l’appétit de cette équipe truffée de joueurs NBA, même si le forfait le 4 juillet de Joakim Noah, insuffisamment rétabli d’une entorse à une cheville, a jeté un froid.
En n° 1 trônent toujours les États-Unis, malgré une ribambelle de forfaits dont ceux de Derrick Rose, Dwight Howard, Dwyane Wade et Chris Bosh.
Champions olympiques en 2008 puis du monde en 2010, avec deux équipes 100 % différentes, les USA possèdent un réservoir de superhéros incomparables et se rendront à Londres avec des icônes comme Kobe Bryant, LeBron James, Kevin Durant, Russell Westbrook, Carmelo Anthony, Chris Paul ou encore Deron Williams.
Leur seule petite faiblesse réside à l’intérieur, même si Blake Griffin devrait y faire des ravages. Mais il est difficile de tabler sur un effondrement des Américains, comme lors des Jeux d’Athènes en 2004 face à l’Argentine.
Derrière, l’Espagne, qui avait offert une formidable résistance aux USA lors d’une finale des JO 2008 splendide, est de nouveau le principal outsider. La Roja devra faire sans Ricky Rubio, en convalescence, et peut-être sans Juan Carlos Navarro, incertain à cause d’une douleur à la voûte plantaire.
Mais le champion du monde 2006 et double champion d’Europe en titre présente toujours un effectif luxueux, à commencer par les frères Gasol.
Ce sera sans aucun doute l’adversaire à éviter pour la France en quarts de finale, ce qui signifie sans doute qu’il lui faudra sortir assez haut de son groupe du premier tour qui qualifie quatre équipes sur six.
Une victoire sur l’Argentine de Manu Ginobili, championne olympique en 2004, au deuxième match serait la bienvenue dans un tournoi qui va commencer avec un France-USA le 29 juillet qui s’annonce déjà comme l’un des temps forts de la première semaine des Jeux.

