Peut-on encore ouvrir sereinement son réfrigérateur ? Penser à l’avenir sans craindre son emploi ? Prendre sa voiture sans se sentir coupable? Laisser ses enfants aller à l’école sans inquiétude ? Penser le monde dans lequel vivront nos enfants sans l’imaginer incertain, dangereux, dénaturé, pollué, toxique, corrompu ? Comment entrevoir cette initiative politique sinon avec suspicion ? Le risque semble plus présent que jamais, multiple, complexe, insaisissable et incontrôlable. Notre société est malade du risque, de nouvelles peurs et une angoisse diffuse naissent d’un paysage à 360 degrés constitue de mensonges, de risques-prétextes, et de risques chimères.
Cette angoisse et cette inquiétude qui sont aujourd’hui le pain quotidien de ce pauvre citoyen et qui barrent chaque avancée est perçue aujourd’hui sous l’œil de la suspicion. L’avenir semble nous conduire à la mort dans une longue agonie à laquelle nous tentons désespérément d’échapper. Nous ne croyons plus en nos dirigeants, ils nous échappent, ils représentent même un danger, s’empêtrent dans un seul mot d’ordre qui ne soulève ni espoir, ni rêve, ni envie et amputent notre cerveau.
Mentir est un acte, la vérité est un état, le jeu de la vérité appartient en partie à la logique et le mensonge en bouscule les règles.
La vérité ne mériterait-elle pas qu’on s’y attarde un peu plus, non pas seulement pour des questions morales, mais comme un élément nécessaire d’apprentissage de la démocratie, comme un élément nécessaire pour nous rassurer ?
De grâce, arrêtons donc ce cinéma, de grâce usons de transparence, les promesses que nous avons tant attendues mais où sont-elles ? Mais où va nous mener toute cette dégradation et à tous les niveaux ?
Est-ce tellement impossible de pouvoir vivre dans ce pays avec un tant soi peu de sécurité, un tant soi peu de fierté, et avec une pincée de vérité ? Est-ce trop demander ?
Je suis tellement sceptique quant à l’avenir, que je me dois de dire : si nos dirigeants tiennent leurs promesses d’amélioration je vous aurais menti, dans le cas contraire je vous aurais dis la vérité... À vous d’en décider...

