Une source au sein du gouvernement indien a donc reconnu que les discussions hier entre le secrétaire indien aux Affaires étrangères Ranjan Mathai et son homologue pakistanais Jalil Abbas Jilani avaient pour seul objectif de maintenir « le processus de dialogue sur les rails ». Leur rencontre, qui se prolonge aujourd’hui par de nouvelles discussions portant notamment sur la paix, la sécurité et le Cachemire, avait été fixée à fin juin mais elle a dû être repoussée après la destitution de Yusuf Raza Gilani du poste de Premier ministre du Pakistan par la Cour suprême.
De nouvelles tensions ont en outre émergé après l’arrestation le 21 juin d’un suspect présumé clé dans l’organisation des attentats de Bombay, perpétrés par un commando de dix hommes lourdement armés basés au Pakistan. Le ministre indien de l’Intérieur, P. Chidambaram, a en outre affirmé la semaine dernière que l’interrogatoire du suspect, Sayed Zabiuddin Ansari, un Indien membre du groupe islamiste basé au Pakistan Lashkar-e-Taïba (LeT), confirmait les accusations de l’Inde concernant une implication de l’État pakistanais. Les services de renseignements pakistanais (ISI) sont souvent accusés de collusion avec des groupes extrémistes islamistes tels que le LeT, voire de les instrumentaliser à des fins stratégiques. Et le Pakistan, qui ne cesse de démentir ces allégations, a poursuivi en justice sept personnes pour leur rôle présumé dans les attentats, mais leurs procès, qui ont débuté en 2009, ont été maintes fois reportés.
Islamabad a demandé à l’Inde de partager ses informations sur Ansari, pour lui permettre le cas échéant de « prendre des mesures », et l’a invité à ne pas l’accuser prématurément. Selon le ministre indien des Affaires étrangères, S.M. Krishna, les informations recueillies auprès du suspect devront être confirmées par d’autres sources. « À ce moment-là, nous devrons évaluer si nous pouvons croire le Pakistan ou non », a-t-il déclaré mardi, évoquant au passage « le grand regret » de voir le fondateur du LeT, Hafiz Saeed, accusé d’être le cerveau des attentats, « circuler librement au Pakistan ».
Les États-Unis ont de plus récemment promis une récompense de 10 millions de dollars pour des informations permettant la capture de Saeed.
(Sources : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve