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Nos lecteurs ont la parole

Quel gouvernement aurions-nous voulu ?

Par Émile SFEIR
C’est malheureux à dire, mais le fait est là: le pays est plongé dans le chaos politique et l’immobilisme économique. Le pouvoir est devenu entièrement politisé et les parties de tout bord se bousculent pour le pouvoir et servent leurs intérêts propres au détriment de ceux de la nation. De ce fait, tout acte que le gouvernement décide de mettre œuvre est automatiquement désavoué et même contrecarré, parfois par des collègues du même bord.
Ce blocage systématique dans le traitement des affaires publiques est dû au fait que nos politiciens, qui sont soi-disant nos représentants, sont souvent d’une loyauté aveugle aux intérêts communautaires de leurs partis politiques. Tant que ces politiciens gèrent eux-mêmes les affaires étatiques d’une façon insidieuse et surnoise, le pays va continuer de balancer entre les intérêts des uns et les obstacles des autres. D’où la nécessité de trouver une issue à cet état de fait.
Depuis quelque temps on évoque la possibilité de former un gouvernement neutre de technocrates qui ne seraient ni de l’un ni de l’autre des deux grands axes politiques. Mais ce projet est resté mort-né, puisque l’un des deux pôles du pouvoir, en l’occurrence la majorité, est bien dans sa peau en vertu de la démocratie qui régit notre pays.
Mais actuellement, alors que nous nous approchons de l’échéance des élections législatives et par tradition et pure rigueur constitutionnelle, il y a lieu de se doter d’un gouvernement spécifiquement impartial, soit un gouvernement apolitique qui supervise bien sûr le déroulement du scrutin d’une façon équitable et objective et qui laisse le soin de surmonter des embûches politiques aux politiciens, dans l’arène du Parlement.
Ce gouvernement devra, en outre, s’attaquer aux problèmes vitaux en commençant par accoucher, même au forceps, d’un budget 2012 pour promouvoir la croissance et débloquer les fonds à investir dans les très nombreux domaines, à savoir:
1 – L’électricité (loin des polémiques et des trafics d’intérêts) en donnant au secteur privé la possibilité de produire et vendre de l’électricité sous toutes ses formes: au fuel, à l’énergie solaire voltaïque ou éolienne, à des prix compétitifs et ainsi alléger le poids du déficit que l’EDL et le Trésor supportent actuellement.
2 – Les barrages d’eau dans toutes les régions pour capter nos eaux (qui sont le pétrole du Liban) et cela par des contrats BOT, des prêts à intérêts modérés ou des donations des pays amis.
3 – La mise en chantier d’un projet de transport en commun officiel et moderne, la construction de parkings publics (surtout dans la capitale), l’exécution de nouveaux tracés de routes et autoroutes, tout cela pour décongestionner la circulation, devenue le cauchemar des Libanais.
4 – L’équipement et la mise en service de l’aéroport de Kleïate pour encourager les touristes et les Libanais d’outre-mer à venir sans crainte d’être kidnappés ou interdits sur la route de l’aéroport de Beyrouth.
5 – L’éxécution du projet Linor qui dort depuis longtemps dans les tiroirs des administrations compétentes bien qu’il soit de première priorité pour l’aménagement de la côte, depuis le fleuve de Beyrouth jusqu’à Antélias, et trouver ainsi une solution à la construction d’une nouvelle voie rapide vers le Nord.
6 – L’aménagement du lit du fleuve de Beyrouth, devenu malheureusement un énorme égout à ciel ouvert, dégageant des odeurs nauséabondes qui «enbaument» les quartiers résidentiels adjacents.
7 – Enfin, des projets sociaux, culturels, économiques, financiers et touristiques qui nous manquent, mais que je ne cite pas ici de peur de donner des schémas illusoires.
Ce gouvernement, que nous aurions voulu voir naître, serait le gouvernement d’un rêve devenu réalité, pour le bien de tous les Libanais.

Émile SFEIR
Ingénieur
C’est malheureux à dire, mais le fait est là: le pays est plongé dans le chaos politique et l’immobilisme économique. Le pouvoir est devenu entièrement politisé et les parties de tout bord se bousculent pour le pouvoir et servent leurs intérêts propres au détriment de ceux de la nation. De ce fait, tout acte que le gouvernement décide de mettre œuvre est automatiquement désavoué et même contrecarré, parfois par des collègues du même bord.Ce blocage systématique dans le traitement des affaires publiques est dû au fait que nos politiciens, qui sont soi-disant nos représentants, sont souvent d’une loyauté aveugle aux intérêts communautaires de leurs partis politiques. Tant que ces politiciens gèrent eux-mêmes les affaires étatiques d’une façon insidieuse et surnoise, le pays va continuer de balancer entre...
commentaires (1)

Quel gouvernement aurions-nous voulu ? Vous je ne sais pas, mais moi c'est avant tout un gouvernement non armé ! Que le pouvoir soit politisé c'est un peu normal, mais la gangrène qui dévore notre pays est le fanatisme qui est présent dans les ramifications de tous les partis politiques ainsi que l'évidente incapacité à être indépendant, ce qui fausse complètement le rôle politique de nos dirigeants, dénuant notre gouvernement de toute logique et de bon sens. Tous les dossiers, de quelque nature que ce soit, sont traités avec le spectre des armes et de la menace qui plane constamment au-dessus des tables de dialogue. Nous ne voulons pas d'Etats dans l'Etat, nous voulons un exécutif qui prenne ses responsabilités, nous voulons un seul Etat, de droit, indépendant et souverain.

Robert Malek

04 h 33, le 03 juillet 2012

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Commentaires (1)

  • Quel gouvernement aurions-nous voulu ? Vous je ne sais pas, mais moi c'est avant tout un gouvernement non armé ! Que le pouvoir soit politisé c'est un peu normal, mais la gangrène qui dévore notre pays est le fanatisme qui est présent dans les ramifications de tous les partis politiques ainsi que l'évidente incapacité à être indépendant, ce qui fausse complètement le rôle politique de nos dirigeants, dénuant notre gouvernement de toute logique et de bon sens. Tous les dossiers, de quelque nature que ce soit, sont traités avec le spectre des armes et de la menace qui plane constamment au-dessus des tables de dialogue. Nous ne voulons pas d'Etats dans l'Etat, nous voulons un exécutif qui prenne ses responsabilités, nous voulons un seul Etat, de droit, indépendant et souverain.

    Robert Malek

    04 h 33, le 03 juillet 2012

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