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Liban - Nations Unies

Ban Ki-moon : Qui a tué le cheikh Abdel Wahed ?

Dans son rapport sur la 1701 et par souci de stabilité, le secrétaire général s’implique en profondeur dans la politique libanaise.
Dans son rapport semestriel sur le respect et la mise en œuvre des dispositions de la résolution 1701 (28 juin 2012), qu’il doit transmettre aux membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU a continué d’élargir son champ d’intérêt à d’autres domaines que celui du Liban-Sud, objet spécifique de la résolution onusienne.
Après avoir noté « avec satisfaction » que l’espace opérationnel de la Finul est stable, mais que les protagonistes (le Liban et Israël) ont toujours du chemin à faire pour parvenir à « un cessez-le-feu permanent et un règlement à long terme », le rapport aborde notamment les questions des incidents internes qui troublent la sécurité, des répercussions de la crise syrienne sur le Liban et de l’exploitation des ressources gazières sous-marines. En règle générale, il met en évidence tout ce qui menace à terme la stabilité du Liban, que ce soit au Sud ou ailleurs, et demande que quelque chose soit fait pour assainir la situation.
« Conscient du rôle crucial joué par l’armée libanaise dans la symbolique de l’unité et dans le maintien de la stabilité du Liban », le secrétaire général a rendu hommage au rôle joué par la troupe non seulement dans le maintien de la stabilité de la « ligne bleue », mais aussi dans la mise en échec de tout ce qui ébranle la paix interne.
À cet égard, le rapport affirme que le secrétaire général de l’ONU considère comme « essentiel » de connaître les conclusions de l’enquête libanaise ouverte après l’incident du 20 mai, au Akkar, dans la mesure où cet incident a impliqué l’armée. On rappelle que deux dignitaires sunnites, dont le cheikh Ahmad Abdel Wahed, ont été tués à un barrage militaire au Akkar dans des circonstances que l’armée tarde à éclaircir.
Toujours dans le cadre de l’intérêt élargi que l’ONU porte à la stabilité du Liban, le secrétaire général a encouragé dans son rapport tous les États concernés à explorer les ressources sous-marines de leurs zones d’exclusion économique « d’une manière qui ne soit pas génératrice de tensions ».
Le secrétaire général encourage le Liban et Israël à entreprendre leurs forages « dans des zones qui ne sont pas contestées », tout en œuvrant à une délimitation commune de leurs zones. L’ONU, dit-il, est disposée, sur demande, à aider les deux pays s’ils le demandent.
Le rapport souligne également la nécessité pour l’État libanais de faire des progrès « dans l’exercice effectif de son monopole de l’usage légitime de la force » et de prendre « des mesures concrètes » pour renforcer sur ce point le contrôle de l’armée. Sur ce plan, le rapport souligne que « le maintien des armes du Hezbollah et d’autres groupes (...) continue de constituer une menace à la souveraineté et à la stabilité de l’État, et s’inscrit en faux contre les engagements pris par le Liban en accord avec les résolutions 1701 de 2006 et 1559 de 2004 ».
« J’ai transmis au Premier ministre Mikati mes appréhensions au sujet des incidents et des flambées de violence à Tripoli », ajoute le texte du rapport. Je rends hommage à ses efforts, ainsi qu’à ceux du président Berry et d’autres chefs politiques de divers horizons, pour contenir ces violences politiques et sectaires (...) Leurs responsabilités seront encore plus grandes durant la période qui nous sépare de l’élection législative partielle de 2013.

La crise syrienne
« La crise syrienne qui se poursuit a profondément affecté le Liban, polarisant l’opinion et aggravant la tension. Les chefs politiques de tous bords ont réagi de façon responsable à cela et ont agi pour désamorcer la tension. En outre, la politique de distanciation poursuivie par le gouvernement a aidé à préserver la stabilité interne et, de ce fait, a reçu à raison l’approbation de la communauté internationale. »
Le rapport rend également hommage au dialogue national « dont il escompte » un renforcement de l’unité (...) et des capacités « de l’État libanais », et salue « chaleureusement l’initiative prise par le chef de l’État ».
À ces considérations, le rapport ajoute que « l’application des accords précédents pris dans le cadre du dialogue national, notamment en ce qui concerne le désarmement du FPLP-CG et du Fateh-Intifada, devrait avoir été réalisé depuis longtemps ». « Je suis également conscient de la nécessité de faire des progrès dans l’amélioration des conditions de vie des réfugiés palestiniens au Liban », ajoute le texte.
Réclamant un respect total de la souveraineté libanaise en vertu des résolutions 1559, 1680 et 1701, le rapport demande à la Syrie de s’abstenir du type d’action qui a entraîné la mort de civils libanais à travers la frontière. Dans le même temps, il demande la libération immédiate des 11 Libanais enlevés en Syrie.
Dans son rapport semestriel sur le respect et la mise en œuvre des dispositions de la résolution 1701 (28 juin 2012), qu’il doit transmettre aux membres du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU a continué d’élargir son champ d’intérêt à d’autres domaines que celui du Liban-Sud, objet spécifique de la résolution onusienne. Après avoir noté « avec satisfaction » que l’espace opérationnel de la Finul est stable, mais que les protagonistes (le Liban et Israël) ont toujours du chemin à faire pour parvenir à « un cessez-le-feu permanent et un règlement à long terme », le rapport aborde notamment les questions des incidents internes qui troublent la sécurité, des répercussions de la crise syrienne sur le Liban et de l’exploitation des ressources gazières sous-marines. En règle...
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