Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - France

Mariage et adoption en 2013 pour les couples gays

Ayrault, Bertinotti et Fabius s’engagent pour la proposition 31 de Hollande ; leurs détracteurs se préparent.

La Marianne sur fond de drapeau arc-en-ciel : liberté, égalité, fraternité pour tous.

Une loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe sera votée d’ici au premier semestre de 2013, confirmait hier la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti, précisant que ce texte de loi pourrait également inclure un volet sur le statut juridique des tiers qui participent à l’éducation des enfants.
« Nous avons la volonté de réaliser cet engagement relatif au mariage et à l’adoption pour tous, l’engagement 31 de François Hollande, qui figure dans son calendrier du changement, au premier semestre 2013 », dit-elle dans un entretien au Parisien, indiquant qu’avant de présenter un texte au Parlement, le gouvernement devra consulter pour avis le Conseil supérieur de l’adoption et le Conseil d’État.
Nicolas Sarkozy s’était dit hostile au mariage homosexuel pendant la campagne présidentielle, lui préférant un « pacs » qui puisse faire l’objet d’une cérémonie en mairie. La députée européenne UMP Rachida Dati a toutefois estimé hier que le parti de droite n’avait « jamais dit non » au mariage homosexuel. « Que les personnes du même sexe qui vivent ensemble souhaitent avoir les mêmes droits que les couples hétérosexuels, c’est une évidence, c’est normal », a-t-elle dit sur BFM-TV et RMC, ajoutant qu’il ne fallait pas séparer les débats sur le mariage et l’adoption. L’ancienne garde des Sceaux juge également qu’il « ne faut pas se déconnecter de l’évolution de la société » et qu’il faut, qu’on soit « pour ou contre (...), donner des arguments ». Le mariage homosexuel est approuvé par 63 % des Français, d’après un sondage BVA publié en janvier.
En attendant, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a assuré hier dans un communiqué qu’« à l’occasion de la marche des fiertés organisée (aujourd’hui), le Premier ministre souhaite réaffirmer que le gouvernement a inscrit à son programme de travail des prochains mois la mise en œuvre des engagements pris pendant la campagne présidentielle, en matière de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre », explique Matignon dans un communiqué. « Toutes les administrations de l’État, les autorités administratives indépendantes, les fonctionnaires et en particulier les enseignants seront sensibilisés sur cet objectif d’égalité et de lutte contre tous les préjugés homophobes qui font le lit d’une violence et d’une exclusion qui ne sont pas tolérables », annonce en outre Matignon. Le Premier ministre demandera ainsi à « tous les membres du gouvernement concernés de lui faire des propositions, après concertation avec les partenaires associatifs, pour définir le pilotage institutionnel des politiques de lutte contre les violences et les discriminations commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, qui sont par nature interministérielles ». « S’agissant des personnes trans, une concertation sera lancée à la rentrée pour faciliter leur parcours, en écho aux recommandations de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe », indique-t-on de même source. Enfin, au niveau international, « la France saisira toutes les occasions pour promouvoir la dépénalisation universelle de l’homosexualité », selon le communiqué.
Toujours dans ce contexte, le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius a fait une déclaration hier rappelant l’engagement français dans « la lutte contre les violations des droits de l’homme et des libertés fondamentales fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre ».
Toutefois, les détracteurs du mariage gay et prônant l’image du mariage dit « traditionnel » se préparent de leur côté à contester la proposition 31 de François Hollande. Parmi ces opposants, l’UNAF (Union nationale des associations familiales) et le Parti chrétien-démocrate dont la présidente Christine Boutin a annoncé hier qu’elle a l’intention de « rentrer en résistance » et qu’elle ira « jusqu’à l’incivilité si nécessaire ». Sans faire directement front au mariage gay même, elle semble plutôt s’être décidée à se concentrer sur les intérêts de l’enfant en cas d’adoption par un couple gay, estimant que le projet PS était « gravissime » et s’opposait au principe même de la société telle qu’on l’a toujours connue.

(Sources : agences et rédaction)
Une loi autorisant le mariage et l’adoption pour les couples de même sexe sera votée d’ici au premier semestre de 2013, confirmait hier la ministre déléguée à la Famille Dominique Bertinotti, précisant que ce texte de loi pourrait également inclure un volet sur le statut juridique des tiers qui participent à l’éducation des enfants.« Nous avons la volonté de réaliser cet engagement relatif au mariage et à l’adoption pour tous, l’engagement 31 de François Hollande, qui figure dans son calendrier du changement, au premier semestre 2013 », dit-elle dans un entretien au Parisien, indiquant qu’avant de présenter un texte au Parlement, le gouvernement devra consulter pour avis le Conseil supérieur de l’adoption et le Conseil d’État.Nicolas Sarkozy s’était dit hostile au mariage homosexuel pendant la...
commentaires (6)

Ils ont le droit à un contrat d'union ou/et à la reconnaissance administrative de leur vie en commun. Moi j'écarterais le mot mariage qui un terme qui revêt une signification classique entre les 2 sexes et qui est rendu sacré et consacré par les différentes religions. UNION serait le terme le plus approprié. Quant à l'adoption, juste pour le bien des enfants, j'ai des gros doutes mais je laisserai la question aux débats entre spécialistes de la question. Je profite du sujet pour implorer les décideurs dans le religions de ne pas refuser "ces fils de Dieu comme tout un chacun" qui ont droit eux aussi s'ils le désirent à une religiosité et une spiritualité pour le bien être de leur âme et la paix intérieure à laquelle ils ont droit. Car s'ils un comportement sexuel différent de la "norme", leur âme n'a rien de différent d'avec un autre être humain.

Ali Farhat

18 h 49, le 30 juin 2012

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (6)

  • Ils ont le droit à un contrat d'union ou/et à la reconnaissance administrative de leur vie en commun. Moi j'écarterais le mot mariage qui un terme qui revêt une signification classique entre les 2 sexes et qui est rendu sacré et consacré par les différentes religions. UNION serait le terme le plus approprié. Quant à l'adoption, juste pour le bien des enfants, j'ai des gros doutes mais je laisserai la question aux débats entre spécialistes de la question. Je profite du sujet pour implorer les décideurs dans le religions de ne pas refuser "ces fils de Dieu comme tout un chacun" qui ont droit eux aussi s'ils le désirent à une religiosité et une spiritualité pour le bien être de leur âme et la paix intérieure à laquelle ils ont droit. Car s'ils un comportement sexuel différent de la "norme", leur âme n'a rien de différent d'avec un autre être humain.

    Ali Farhat

    18 h 49, le 30 juin 2012

  • Regardez donc de quoi on s'occupe en occident !!!

    Jaber Kamel

    16 h 39, le 30 juin 2012

  • Il faudrait pour ce patelin et bien avant le mariage pour les couples gays, en sus du mariage civil facultatif comme première étape pour couples hétéros, un Code de la famille qui devra aller très loin ; en ce sens que cette famille sera placée sous la responsabilité conjointe des deux époux, que l'obéissance de l'épouse à son mari sera remplacée par une égalité des droits, que la femme pourra se marier sans l'autorisation du père ou du frère, et que la polygamie comme la répudiation ou le divorce seront encadrés de telle sorte qu'ils en deviendront inintéressants. Enfin, en cas de séparation, la garde des enfants sera confiée en priorité à la mère. Après quinze ans, ceux-ci pourront choisir entre leurs deux parents. Il est essentiel que le statut de la femme soit extirpé du champ religieux pour le considérer comme fait politique en réalité ! Une conjoncture difficile en effet, car cette contrée, on le sait, fait figure de cible privilégiée pour les islamistes chiitos-sunnites et les sectaires "chrétiens" de tous bords qui traumatisent une société qui ne se savait pas si infectée ! Et, depuis, il s'est confirmé que ces intégristes de toutes espèces s'implantent subrepticement dans tous les Cazas de quelque importance. Des Intégristes islamos-chrétiens Archaïques qui, jusqu'ici, avaient précisément fait connaître dans cette Rocailleuse campagne leur opposition a toute modification du statut de la femme en vue de sa libération.

    Antoine-Serge KARAMAOUN

    12 h 39, le 30 juin 2012

  • Mariage on s'en fout, c'est leur problème. Mais adoption, ce sont les enfants qui vont en souffrir.

    Robert Malek

    07 h 15, le 30 juin 2012

  • La relation entre deux adultes consentants, quelle soit sentimentale ou sexuelle, homo ou hétéro, relève de la sphère privée et l'Etat n'a à s'en mêler, ni pour proscrire, ni pour entériner. Il est concerné, par contre, dès lors qu'il y a création de cette cellule de base de la société qu'est la famille. Ceci suppose une promesse de stabilité et la possibilité de procréation d'un enfant qui sera sujet, vis-à-vis et de la part, de ladite société, de droits et de devoirs: cela s'appelle alors un "mariage". Ici, ce sont les lois de la Nature et non celle de l'Etat qui réservent cette possibilité à deux êtres de sexes différents. L'expression "mariage homosexuel" est donc un oxymore. Reste la question de l'adoption. Il y a peu (j'ignore si la situation a évolué depuis), l'Etat était tellement soucieux du bien-être futur de l'enfant que l'adoption d'un petit français constituait, même pour une famille ayant fait ses preuves d'équilibre, un véritable parcours du combattant. Il semble que l'on veuille tomber dans l'excès inverse. Toutes les études (sérieuses, j'entends) montrent - comme le simple bon sens le laissait prévoir - que les enfants élevés par un couple homosexuel ont beaucoup plus de chances de devenir inadaptés, drogués ou délinquants que ceux élevés par une famille normale. Va-t-on sacrifier le bien être et l'avenir des enfants au nom du droit des adultes de jouer à la poupée?

    Yves Prevost

    00 h 18, le 30 juin 2012

  • Qu'ils le fassent et qu'on n'en parle plus....que de temps perdu sur des sujets aussi futile...des années de discussion et de débat passionnés pour pas grand chose finalement...

    GEDEON Christian

    22 h 25, le 29 juin 2012

Retour en haut