Le Liban à l’écart de la poussée islamiste... jusqu’à maintenant
Par Jean-Louis M. PRÉVOST
OLJ /
le 29 juin 2012 à 00h21
Après la victoire des Frères musulmans en Égypte, une nouvelle page de l’histoire du Proche-Orient s’ouvre. En effet, ce mouvement politique, contraint au silence durant près de cinquante ans, revient en force grâce à la chute des dictateurs qui l’empêchaient de participer au pouvoir. Ces mouvements ont acquis une certaine notoriété au sein d’une grande partie de la population laissée à l’écart en mettant en place des réseaux caritatifs et associatifs puissants. Le monde arabe éprouve une certaine sympathie pour ces nouveaux leaders qui ont réussi à gagner le pouvoir démocratiquement et partagent des valeurs islamiques bafouées par leurs prédécesseurs. Cette vague islamiste, qui a touché le Maroc, la Tunisie et aujourd’hui l’Égypte (bien sûr, chacun des pays ayant des caractéristiques différentes), est en train de déferler sur la Palestine où le Hamas tente de surfer sur la vague. Ce dernier se repositionne discrètement sur l’échiquier politique palestinien en coupant les liens avec l’infréquentable tyran de Damas et en les renforçant avec le nouveau sphinx égyptien. Il faut tout de même préciser que, historiquement, Le Caire a toujours été une capitale politique et culturelle pour le monde arabe. Alors que la Syrie lutte pour se défaire de Bachar el-Assad avec comme principal courant d’opposition, là aussi, des Frères musulmans qui jouent un rôle certes moins important qu’en Égypte mais tout même prépondérant, il reste un pays démocratique qui n’est pas touché jusqu’à maintenant par la montée de ce mouvement : le Liban. Il est important de noter que le pays du Cèdre possède un système politique confessionnel tout à fait hors du commun qui ne permettra jamais que des Frères musulmans trustent tous les pouvoirs politiques. Toutefois, l’influence d’une rue sunnite, représentant près du tiers de la population, n’est pas négligeable. Cette frange de la population se sent assez vulnérable depuis la mort du Premier ministre Rafic Hariri. Face à un Hezbollah armé qui contrôle le pouvoir et chouchoute ses partisans, les sunnites se sentent laissés à l’abandon, d’où la montée de certains groupuscules salafistes dans la capitale du Liban-Nord, Tripoli. Il est loin le temps où les sunnites du Liban vibraient en écoutant les discours enivrants du raïs égyptien sur Radio-Liban et défilaient pour lui manifester leur soutien. Toutefois, ces jours de gloire pourraient revenir si les Frères musulmans décidaient de s’implanter au Liban. Le modèle qui a fait le succès jusqu’à maintenant du parti islamiste – aide aux plus démunis, œuvres caritatives, bourrage de crâne idéologique – aurait un succès non négligeable chez les sunnites libanais très attentifs à la tournure prise par les événements en Égypte et en majorité assez pauvres. Cet ancrage au pays du Cèdre présenterait l’avantage de pouvoir revenir sur l’échiquier politique libanais comme l’Égypte le faisait du temps de Nasser, quand les présidents libanais se rendaient au Caire. Les Frères musulmans au Liban, une piste qui ne doit pas être reléguée aux oubliettes.
Après la victoire des Frères musulmans en Égypte, une nouvelle page de l’histoire du Proche-Orient s’ouvre. En effet, ce mouvement politique, contraint au silence durant près de cinquante ans, revient en force grâce à la chute des dictateurs qui l’empêchaient de participer au pouvoir. Ces mouvements ont acquis une certaine notoriété au sein d’une grande partie de la population laissée à l’écart en mettant en place des réseaux caritatifs et associatifs puissants. Le monde arabe éprouve une certaine sympathie pour ces nouveaux leaders qui ont réussi à gagner le pouvoir démocratiquement et partagent des valeurs islamiques bafouées par leurs prédécesseurs. Cette vague islamiste, qui a touché le Maroc, la Tunisie et aujourd’hui l’Égypte (bien sûr, chacun des pays ayant des caractéristiques différentes),...
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SAKR LEBNAN
04 h 23, le 29 juin 2012
C'est pour cela que tous les partis Libanais, surtout le Hezbollah et le CPL, devraient tout faire pour renforcer le Courant du Futur. Sinon, Ils auront a faire avec ces partis-la. Peut-être que c'est ce qu'ils preferent?
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04 h 23, le 29 juin 2012