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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

Poutine au Proche-Orient pour renforcer les positions russes

Vladimir Poutine a dévoilé hier à Netanya, station balnéaire au nord de Tel-Aviv, un monument érigé à la mémoire des soldats de l’Armée rouge qui ont contribué à la victoire sur l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.Alexsey Druginyn/RIA Novosti/Pool/Reuters

Le président russe Vladimir Poutine a entamé hier sa première tournée au Proche-Orient depuis son retour au Kremlin en mai dernier. M. Poutine était arrivé dans la matinée en Israël afin de défendre la position de son pays sur les grandes crises de la région.
« Depuis le début du printemps arabe, la Russie s’efforce de convaincre ses partenaires que les changements démocratiques devraient se dérouler de manière civilisée », a déclaré le président russe, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem. M. Netanyahu a pour sa part jugé « nécessaire de trouver le moyen de mettre fin aux tueries et à la terrible souffrance du peuple syrien et de promouvoir, autant que possible en ces temps troublés, la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ». S’agissant du programme nucléaire controversé de l’Iran, M. Netanyahu a réitéré les trois exigences d’Israël : « L’arrêt de tout enrichissement d’uranium en Iran, le transfert hors d’Iran de tout uranium enrichi et le démantèlement de l’installation souterraine près de Qom. » M. Netanyahu a pressé la communauté internationale de « renforcer les sanctions et les exigences » envers l’Iran.
Dès son arrivée en Israël, le président russe s’est rendu à Netanya, station balnéaire au nord de Tel-Aviv, où il a dévoilé un monument érigé à la mémoire des soldats de l’Armée rouge qui ont contribué à la victoire sur l’Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale. Ce monument « nous rappelle que le monde est toujours fragile et que nous devons faire de notre mieux pour que les doctrines nazies criminelles, quelle que soit la forme qu’elles puissent prendre, restent du domaine du passé », a-t-il déclaré. « La Russie peut apporter une contribution décisive à la paix au Moyen-Orient », a de son côté déclaré le président israélien Shimon Peres. « Vous êtes venu au bon moment et avec bonne volonté », a-t-il ajouté à l’adresse de M. Poutine. Ce dernier devait, selon des sources israéliennes et des médias, se rendre en fin de journée pour une « visite privée » au Saint-Sépulcre, site du tombeau du Christ et haut lieu saint de la chrétienté, ainsi qu’au mur des Lamentations, site sacré du judaïsme à Jérusalem-Est annexée. Aujourd’hui, il doit rencontrer en Cisjordanie le président palestinien Mahmoud Abbas et inaugurer un centre culturel russe à Bethléem, la ville de naissance de Jésus, selon la tradition chrétienne. Il se rendra ensuite en Jordanie pour des entretiens avec le roi Abdallah II.
Sa visite est principalement une mission diplomatique dominée par la crise en Syrie. Moscou est à couteaux tirés avec les pays occidentaux sur la réponse à apporter aux violences dans ce pays. Les États-Unis ont affirmé la semaine dernière que la Russie se préparait à dépêcher trois navires pour protéger le port syrien de Tartous, sa seule base navale en Méditerranée. Le Kremlin s’oppose à des sanctions contre Damas et à toute intervention extérieure en Syrie. Il a aussi réaffirmé son refus d’appuyer un plan de départ du président Bachar el-Assad, même si le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a demandé au régime syrien de faire « beaucoup plus » d’efforts pour mettre en œuvre le plan de sortie de crise de l’émissaire international Kofi Annan.
(Source : AFP)
Le président russe Vladimir Poutine a entamé hier sa première tournée au Proche-Orient depuis son retour au Kremlin en mai dernier. M. Poutine était arrivé dans la matinée en Israël afin de défendre la position de son pays sur les grandes crises de la région.« Depuis le début du printemps arabe, la Russie s’efforce de convaincre ses partenaires que les changements démocratiques devraient se dérouler de manière civilisée », a déclaré le président russe, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à Jérusalem. M. Netanyahu a pour sa part jugé « nécessaire de trouver le moyen de mettre fin aux tueries et à la terrible souffrance du peuple syrien et de promouvoir, autant que possible en ces temps troublés, la paix, la sécurité et la stabilité dans la...
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