Le gouvernement koweïtien a présenté hier sa démission, a déclaré le ministre de l’Information, Mohammad Abdallah al-Sabah. « Le gouvernement a tenu une réunion d’urgence et a décidé de présenter sa démission à l’émir », a ainsi indiqué le ministre, ajoutant que la lettre de démission avait été remise à l’émir Sabah al-Ahmad al-Sabah. Le gouvernement a démissionné pour permettre à un nouveau de « prendre les mesures légales et constitutionnelles nécessaires afin d’appliquer la décision de la justice », a-t-il expliqué. À la suite de la dissolution du Parlement, une nouvelle Chambre, dominée par l’opposition, avait été élue en février, mais la Cour constitutionnelle vient d’invalider ce scrutin et de rétablir l’ancienne Chambre. L’opposition a rejeté cette décision qui a provoqué une nouvelle crise dans ce riche pays pétrolier du nord du Golfe, coutumier des disputes politiques. Elle a invité la Cour constitutionnelle à revoir sa décision et appelé à manifester aujourd’hui pour protester contre son jugement. « D’un point de vue légal, la décision est nulle et non avenue (...) et n’a de ce fait aucune valeur », ont affirmé dans un communiqué 35 des 50 élus du Parlement invalidé, réunis dans la nuit de dimanche à lundi. « La Cour constitutionnelle a outrepassé son mandat et s’est donné des pouvoirs excédant ceux du chef de l’État et de l’Assemblée nationale », ont ajouté les élus.
Neuf députés jugés Par ailleurs, un tribunal de Koweït a commencé hier à juger 68 Koweïtiens, dont neuf députés, pour avoir attaqué en novembre le siège du Parlement afin de réclamer la démission du Premier ministre de l’époque, cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad al-Sabah, a annoncé l’un de leurs avocats. Ces Koweïtiens sont poursuivis pour actes de violence, résistance aux forces de l’ordre, rassemblement interdit et incitation des policiers à la désobéissance, a expliqué cet avocat, al-Humaidi al-Subaie. Ils sont passibles de peines de prison allant de trois à dix ans. Le tribunal a fixé sa prochaine audience au 8 octobre pour permettre aux avocats d’avoir accès aux dossiers des prévenus et au Parlement de lever l’immunité des neuf élus poursuivis. Tous les prévenus ont été laissés en liberté contre une caution de 3 600 dollars chacun. Certains avaient passé deux semaines en détention. (Source : AFP)
Le gouvernement koweïtien a présenté hier sa démission, a déclaré le ministre de l’Information, Mohammad Abdallah al-Sabah. « Le gouvernement a tenu une réunion d’urgence et a décidé de présenter sa démission à l’émir », a ainsi indiqué le ministre, ajoutant que la lettre de démission avait été remise à l’émir Sabah al-Ahmad al-Sabah. Le gouvernement a démissionné pour permettre à un nouveau de « prendre les mesures légales et constitutionnelles nécessaires afin d’appliquer la décision de la justice », a-t-il expliqué.À la suite de la dissolution du Parlement, une nouvelle Chambre, dominée par l’opposition, avait été élue en février, mais la Cour constitutionnelle vient d’invalider ce scrutin et de rétablir l’ancienne Chambre. L’opposition a rejeté cette décision qui a...
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