Le risque, selon les sceptiques, est qu’une compétition élargie à des sélections moins prestigieuses, dès l’édition 2016 prévue en France, réserve moins de spectacle.
Cette année, les deux grands favoris du tournoi, l’Espagne et l’Allemagne, qui figuraient tous les deux dans des groupes très relevés, ont dû attendre la dernière minute pour assurer leur place en quarts de finale.
« Actuellement, les meilleures équipes sont présentes, mais certaines grandes sélections ne sont pas là », a affirmé Martin Kallen, en citant à l’appui de sa démonstration les exemples de la Suisse, de la Bulgarie ou de la Lituanie.
« Les Écossais ne sont pas là non plus. Ils apportent avec eux une grande émotion et une grande atmosphère », a poursuivi le dirigeant de l’UEFA, l’instance dirigeante du football européen.
Le format actuel, en vigueur pour l’Euro 2012 en Ukraine et en Pologne, remonte à l’Euro 1996 en Angleterre.
« Il faut voir comment se passera l’Euro 2016. Ce tournoi sera évidemment de plus en plus regardé parce que davantage de nations pourront participer », a-t-il ajouté.
Martin Kallen a, par ailleurs, répondu aux journalistes qui ont pointé les sièges vides sur les gradins durant plusieurs rencontres, en expliquant que certains supporters qui avaient acheté leur billet n’avaient pas pu faire le déplacement.
« Pour certains pays frappés par la crise économique, moins de supporters ont fait le voyage en Ukraine et en Pologne parce qu’ils n’avaient pas les moyens financiers de venir », a-t-il estimé.
La compétition s’achève dimanche 1er juillet avec la finale à Kiev.


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