Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan « a donné les instructions nécessaires après son entrevue avec le président François Hollande. (...) Les sanctions ne seront plus d’actualité en raison de la nouvelle position de la France », a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, à la chaîne d’informations CNN-Türk. M. Davutoglu faisait allusion à un entretien mercredi entre M. Erdogan et M. Hollande, à Rio de Janeiro, en marge du sommet sur le développement durable. M. Erdogan a invité lors de cet entretien M. Hollande à se rendre en visite dans son pays, faisant valoir que la dernière visite d’État d’un président français remontait à 20 ans, selon l’agence de presse Anatolie. M. Hollande a estimé pour sa part qu’un tel déplacement serait pour lui « un privilège », affirmant y être favorable, selon Anatolie. Les deux dirigeants ont aussi réaffirmé l’importance d’ouvrir une nouvelle page dans les relations bilatérales, ajoute l’agence.
Après le vote d’un texte par l’Assemblée nationale française en fin d’année dernière réprimant la négation du génocide arménien sous l’Empire ottoman (1915-1917), nié depuis toujours par la Turquie, Ankara avait annoncé la suspension de sa coopération politique et militaire avec la France. En dépit de l’annonce de ces sanctions, la coopération politique avait continué entre les deux pays, en particulier sur le dossier brûlant de la Syrie, qui constitue une des priorités de la diplomatie française. Dans son entretien à CNN-Türk, M. Davutoglu a aussi indiqué qu’il se rendrait en visite en France le 5 juillet. Selon une source diplomatique turque, M. Davutoglu restera à Paris le 6 juillet pour participer à une réunion du groupe des Amis du peuple syrien.
Les relations entre la France et la Turquie ont connu des moments particulièrement difficiles durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, du fait également de l’opposition résolue de ce dernier à l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne. La position de M. Hollande à ce sujet est moins tranchée. Le président français est resté prudent sur une éventuelle adhésion de la Turquie pendant sa campagne électorale, mais le gouvernement turc souhaite dynamiser les relations, ce qui permettrait de sortir de l’impasse les négociations avec l’Union entamées en 2005. Ankara espère ainsi que Paris lèvera son veto sur certains chapitres de négociations. Depuis l’élection en mai de M. Hollande, Ankara a multiplié les signes d’apaisement dans les relations bilatérales. Le processus de négociations d’adhésion entre Ankara et l’UE est au point mort, avec seulement 13 chapitres ouverts sur les 35 qui jalonnent la négociation.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Attendons voir venir avent de juger. Hollande n'ira pas très loin dans cette histoire et une fois le problème Syrien termine cette divergence dans l'affaire du génocide reparaîtra. L'Europe est encore lointaine pour les Turcs!
05 h 06, le 22 juin 2012