La poursuite des négociations entre l’Iran et les grandes puissances pour désamorcer la crise du nucléaire iranien s’annonce difficile après un constat de profondes divergences à l’issue de deux jours de négociations tendues à Moscou, ont estimé hier des analystes. Les négociateurs du groupe 5+1 ont réussi à éviter une rupture totale du processus diplomatique, en se mettant d’accord sur une nouvelle réunion au niveau des experts le 3 juillet à Istanbul. Mais la marge de manœuvre pour de nouveaux pourparlers paraît très mince : l’Iran a rejeté les exigences des grandes puissances concernant ses activités d’enrichissement d’uranium et l’Occident ne semble pas prêt à lever ses sanctions. Les négociations à Moscou sont intervenues à moins de deux semaines de l’entrée en vigueur, le 1er juillet, d’un embargo pétrolier de l’Union européenne contre l’Iran. Outre cet embargo, les États-Unis doivent mettre en vigueur – le 28 juin – des restrictions de commerce avec les pays qui achètent du pétrole iranien. Aux yeux de Mark Hibbs, expert à la Fondation Carnegie, certains pays occidentaux refuseront de lever les sanctions tant que l’Iran ne fera pas un premier pas. « Mais l’Iran n’est pas prêt à faire cela, donc ça ne bouge pas », conclut-il. « La poursuite des négociations au niveau des experts ne va pas résoudre le problème », estime de son côté l’analyste indépendant Mohammad Saleh Sedghian, du Centre arabe pour les études iraniennes. « Si les pourparlers se poursuivent au niveau actuel ou plus bas, comme cela a été décidé, nous devrions assister à des discussions marathon sans fin », ajoute-t-il. Entre-temps, certains pays tentent de contourner les sanctions. Ainsi, le Parlement japonais a approuvé hier un projet de loi en ce sens. Cette loi, qui prendra effet le 27 juin, autorise le gouvernement nippon à fournir une couverture d’assurance allant jusqu’à 7,6 milliards de dollars à chaque pétrolier transportant du brut iranien en cas d’accident. Les sanctions européennes comprennent également la couverture d’assurance des pétroliers. De ce fait, le boycott européen est un véritable casse-tête pour le Japon, la Corée du Sud, la Chine et l’Inde, qui achètent deux tiers des exportations de pétrole iranien et dépendent des entreprises européennes pour l’assurance des pétroliers. (Source : agences)
La poursuite des négociations entre l’Iran et les grandes puissances pour désamorcer la crise du nucléaire iranien s’annonce difficile après un constat de profondes divergences à l’issue de deux jours de négociations tendues à Moscou, ont estimé hier des analystes. Les négociateurs du groupe 5+1 ont réussi à éviter une rupture totale du processus diplomatique, en se mettant d’accord sur une nouvelle réunion au niveau des experts le 3 juillet à Istanbul. Mais la marge de manœuvre pour de nouveaux pourparlers paraît très mince : l’Iran a rejeté les exigences des grandes puissances concernant ses activités d’enrichissement d’uranium et l’Occident ne semble pas prêt à lever ses sanctions. Les négociations à Moscou sont intervenues à moins de deux semaines de l’entrée en vigueur, le 1er juillet,...
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