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Moyen Orient et Monde - Environnement

Les leaders mondiaux entament un sommet vert à Rio

De grandes ONG critiquent fermement le texte adopté mardi.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, et la présidente brésilienne Dilma Rousseff, lors de l’inauguration du Rio+20. Evaristo/AFP

Une centaine de dirigeants mondiaux ont entamé hier à Rio de Janeiro un sommet de trois jours, organisé par l’ONU. Surnommé Rio+20, il survient 20 ans après le sommet de la Terre à Rio, qui, pour la première fois, avait imposé l’environnement à l’agenda mondial. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, reconnaissant que « les progrès avaient été trop lents » depuis cette conférence, a appelé à l’action les 191 États membres de l’organisation présents à Rio. « Nous sommes maintenant à portée d’un accord historique (...). Le monde regarde pour voir si les mots vont se traduire par des actions », ajoutant que « Rio+20 n’est pas une fin mais un début. Il est temps de penser d’une manière globale et à long terme, en commençant maintenant, parce que le temps n’est pas de notre côté ». Les dirigeants mondiaux doivent ratifier demain une déclaration qui adopte le concept d’« économie verte », renforcer la gouvernance mondiale de l’environnement et lancer le principe d’« objectifs du développement durable », dans la lignée des Objectifs du millénaire de l’ONU qui expirent en 2015. « Je ne doute pas que nous serons à la hauteur des défis que la situation mondiale réclame », a affirmé la présidente du Brésil Dilma Rousseff.


Un accord sur ce texte de 50 pages a été adopté à l’arraché mardi après des mois de négociations et des journées de discussions non-stop à Rio. Joignant le geste à la parole, plusieurs banques multilatérales de développement, dont la Banque mondiale, se sont engagées hier à consacrer plus de 175 milliards de dollars sur dix ans au développement de moyens de transport « durables » dans les pays en développement. Mais ce texte a déjà été dénoncé comme manquant d’ambition par les Européens et les ONG. Se faisant l’écho de l’impatience de la société civile, Brittany Triffold, une jeune étudiante néo-zélandaise de 17 ans, a d’ailleurs fortement interpellé les chefs d’État ou de gouvernement du haut de la tribune. « J’ai la rage au cœur, je suis en colère contre l’état du monde. J’espère que ce sommet prendra des engagements plus ambitieux que ceux qui ont été négociés. Nous, la prochaine génération (...), nous demandons des actions pour avoir un avenir. Nous avons confiance que vous allez, au cours des prochaines 72h, mettre nos intérêts avant tous les autres et que vous prendrez les bonnes décisions », a-t-elle dit. « Êtes-vous ici pour sauver la face ou pour nous sauver ? » a-t-elle lancé, chaleureusement applaudie.


Par ailleurs, une grande manifestation de quelque 50 000 personnes devait avoir lieu, convoquée par une multitude d’organisations de la société civile, très critiques du sommet officiel.


Une série de dirigeants devaient intervenir dont le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, qui a fait une étape éclair en Bolivie, un de ses alliés dans la région, et le président français François Hollande en provenance du G20 de Los Cabos. Le président des îles Maldives, Mohamed Waheed, a de son côté annoncé hier à Rio que son pays, un des plus directement touchés par le réchauffement climatique, serait d’ici à cinq ans « le premier pays à devenir une réserve marine » et « la plus grande du monde ».


Un total de 191 délégués doivent prendre la parole au cours des trois jours de sommet, mais, outre Barack Obama, ni la chancelière allemande Angela Merkel, ni le Premier ministre britannique David Cameron, ni le président russe Vladimir Poutine n’ont fait le voyage. Le président américain sera toutefois représenté demain par la secrétaire d’État Hillary Clinton.
(Source : AFP)

Une centaine de dirigeants mondiaux ont entamé hier à Rio de Janeiro un sommet de trois jours, organisé par l’ONU. Surnommé Rio+20, il survient 20 ans après le sommet de la Terre à Rio, qui, pour la première fois, avait imposé l’environnement à l’agenda mondial. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, reconnaissant que « les progrès avaient été trop lents » depuis cette conférence, a appelé à l’action les 191 États membres de l’organisation présents à Rio. « Nous sommes maintenant à portée d’un accord historique (...). Le monde regarde pour voir si les mots vont se traduire par des actions », ajoutant que « Rio+20 n’est pas une fin mais un début. Il est temps de penser d’une manière globale et à long terme, en commençant maintenant, parce que le temps n’est pas de notre...
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