Rechercher
Rechercher

Économie

Monti déploie ses talents de médiateur pour résoudre la crise

Mario Monti bénéficie d’une double expertise, en tant qu’ex-professeur d’économie et recteur de l’université Bocconi de Milan et comme fin connaisseur des institutions européennes. Max Rossi/Reuters

L’Italien Mario Monti, en invitant vendredi à Rome les dirigeants français, allemand et espagnol, s’efforcera de jouer à plein un rôle qu’il affectionne : celui de catalyseur de propositions autour desquelles l’ensemble de l’Europe puisse ensuite se retrouver. Le chef du gouvernement italien « sera en position de médiateur de par ses convictions et son passé, sans offense pour les autres membres de la zone euro », a expliqué une source gouvernementale, en rappelant qu’il s’agira d’un échange d’ « idées et options avant le sommet européen » des 28 et 29 juin.
M. Monti bénéficie d’une double expertise, en tant qu’ex-professeur d’économie et recteur de l’université Bocconi de Milan et comme fin connaisseur des institutions européennes pour avoir été commissaire à Bruxelles (au Marché intérieur et à la Concurrence) de 1994 à 2004. Même si un haut responsable français parlait récemment de « triangle » Paris-Rome-Berlin se substituant à l’axe franco-allemand, M. Monti n’a en revanche aucunement l’intention, selon son entourage, d’enfoncer un coin dans le couple franco-allemand ou de fédérer un front du Sud face aux « méchants Allemands ». « Le couple franco-allemand est très important. Personne ne le nie. Il n’est pas question de créer un triumvirat », a assuré la source gouvernementale en soulignant que pour Rome, ce qui compte c’est « d’arriver rapidement à une solution à la crise » qui secoue la zone euro. M. Monti est clairement un interlocuteur apprécié des Allemands et Berlin ne perd pas une occasion d’encenser le président du Conseil, qualifié récemment par le ministre de l’Économie Wolfgang Schäuble de « bon leader, au bon moment, au bon endroit ». Même si à Berlin non plus, on ne pense pas qu’il puisse briser la mainmise franco-allemande sur l’Europe.
« En terme de football, Monti est plutôt celui qui fait les passes décisives. Avec ses compétences et le fait qu’il soit respecté à gauche et à droite en Europe, il peut mettre de l’huile dans les rouages et contribuer à faire émerger un compromis au niveau communautaire », a estimé Jean-Pierre Darnis, un expert en relations européennes de l’Institut italien des Affaires internationales. Il a souligné « la symbolique politique » de la rencontre de Rome à laquelle est associée l’Espagne car elle permettra d’afficher « la solidarité de la France mais aussi de l’Allemagne avec l’Europe du Sud », à un moment où les marchés spéculent sur une contagion de la crise à l’Italie et l’Espagne.
Côté gouvernemental, on insiste sur le fait que ce ne sera pas un sommet pour rien : « Toute rencontre, quelle que soit son format, est importante si l’on veut sortir la zone euro de l’ornière. »
Après avoir fait adopter à toute vitesse un durcissement des régimes retraites et un plan d’austérité fin 2011, M. Monti a rencontré de nombreux obstacles depuis pour libéraliser l’économie, réformer le marché du travail avec un texte encore en cours d’examen au Parlement ou pour réduire les dépenses publiques.
            (Source : AFP)
L’Italien Mario Monti, en invitant vendredi à Rome les dirigeants français, allemand et espagnol, s’efforcera de jouer à plein un rôle qu’il affectionne : celui de catalyseur de propositions autour desquelles l’ensemble de l’Europe puisse ensuite se retrouver. Le chef du gouvernement italien « sera en position de médiateur de par ses convictions et son passé, sans offense pour les autres membres de la zone euro », a expliqué une source gouvernementale, en rappelant qu’il s’agira d’un échange d’ « idées et options avant le sommet européen » des 28 et 29 juin.M. Monti bénéficie d’une double expertise, en tant qu’ex-professeur d’économie et recteur de l’université Bocconi de Milan et comme fin connaisseur des institutions européennes pour avoir été commissaire à Bruxelles (au Marché...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut