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Sport

Euro heureux en Ukraine, accrocs en Pologne

La phase de groupes achevée hier permet de dresser un premier bilan de l’Euro 2012, où, contrairement à l’idée reçue d’avant-tournoi, les choses se sont bien passées en Ukraine, tandis que la fête a été un peu ternie en Pologne entre faits d’hooliganisme et racisme.
Pour les bonnes images polonaises, il faudra retenir le match d’ouverture, le 8 juin à Varsovie avec Pologne-Grèce (1-1) et ses 56 070 spectateurs en liesse vêtus de rouge et blanc. Il ne faudra pas oublier la fan-zone dans la capitale polonaise, qui, les jours des rencontres, accueillait jusqu’à 100 000 (160 000 le 8 juin selon l’UEFA) supporteurs en extase.
Mais d’autres images ont assombri le tableau, comme celles d’une poignée de hooligans russes qui s’en sont pris à des stadiers, certains étant frappés alors qu’ils étaient à terre, à Wroclaw le 8 juin.
Quatre jours plus tard, la marche dans le centre-ville de Varsovie des supporters russes en marge de Pologne-Russie (1-1) a débouché sur des accrochages et quelque 200 interpellations (majoritairement des Polonais).

Balotelli victime de cris racistes
Mais dans le Stade national de Varsovie, aucun incident. Ce qui ne fut pas le cas d’un entraînement public à Cracovie où des chants racistes ont été adressés à des joueurs de couleur des Pays-Bas le 6 juin, faits dénoncés par les joueurs dans la presse batave.
Le pire est ensuite advenu lors de Croatie-Italie (1-1) à Poznan où entre 300 et 500 supporteurs croates, selon un réseau antiraciste, ont lancé des cris de singe vers l’attaquant italien de parents ghanéens Mario Balotelli. Une banane a même été ramassée sur la pelouse.
Dommage que ces accrocs soient venus quelque peu occulter la bonne tenue du tournoi, avec 876 910 spectateurs comptabilisés par l’UEFA pour les 20 premiers matches du tournoi (soit 43 845 par match), avec un taux de remplissage de 98 % des stades pour Pologne et Ukraine, et plus de 3,4 millions de spectateurs au total dans les fan-zones (chiffre arrêté au 17 juin).

Les supporteurs suédois enthousiastes
L’Ukraine a vécu pour sa part une entrée en matière sans problème. Que ce soit dans la capitale Kiev ou dans les autres villes-hôtes Lviv, Kharkiv et Donetsk, aucun trouble majeur n’a été signalé.
L’organisation a été efficace grâce aux innombrables volontaires et a peut-être permis d’atténuer les difficultés rencontrées par les supporteurs pour se loger et se déplacer.
Finalement, le plus gros incident a été... l’orage qui s’est abattu sur Donetsk le soir du match France-Ukraine, retardé d’une heure.
Les jours de match, l’atmosphère dans les villes ukrainiennes a été plutôt bon enfant, marquée par des scènes de fraternisation entre supporteurs, notamment à Kiev où les fans suédois étaient près de 20 000 et ont cohabité sans aucune difficulté avec les Ukrainiens, puis les Anglais et les Français.
Si la présence policière était discrète à Lviv ou Donetsk, elle était en revanche massive dans la capitale, surtout les jours de match.
Si les stades ont été très bien remplis, ce fut aussi le cas des différentes fan-zones installées dans les villes-
hôtes, même si celle de Donetsk s’est surtout animée pour les matches Ukraine-France et Ukraine-Angleterre, disputés à la Donbass Arena.
Celle de la capitale, Kiev, installée sur la place Maydan Nezalejnosti, épicentre de la révolution Orange de 2004, et sur l’immense avenue Khreshtchatyk, a été particulièrement animée, grâce notamment à l’enthousiasme des Suédois.
Leur départ après l’élimination de leur équipe risque de faire nettement retomber l’ambiance dans la capitale.

            (Source : AFP)
La phase de groupes achevée hier permet de dresser un premier bilan de l’Euro 2012, où, contrairement à l’idée reçue d’avant-tournoi, les choses se sont bien passées en Ukraine, tandis que la fête a été un peu ternie en Pologne entre faits d’hooliganisme et racisme.Pour les bonnes images polonaises, il faudra retenir le match d’ouverture, le 8 juin à Varsovie avec Pologne-Grèce (1-1) et ses 56 070 spectateurs en liesse vêtus de rouge et blanc. Il ne faudra pas oublier la fan-zone dans la capitale polonaise, qui, les jours des rencontres, accueillait jusqu’à 100 000 (160 000 le 8 juin selon l’UEFA) supporteurs en extase.Mais d’autres images ont assombri le tableau, comme celles d’une poignée de hooligans russes qui s’en sont pris à des stadiers, certains étant frappés alors qu’ils étaient à...
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